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Identité numérique : ton prénom suffit

Nous étions une petite dizaine à la réunion des forumeurs :
sado-maso/philatélistes/jeux vidéos star wars/coutures et point de croix/….
Rayer la mention inutile ou inscrire le thème de votre choix

Nous échangions depuis quelques mois par sujets et autres murs interposés.
Nous avions découvert que beaucoup de membres vivaient dans la même ville.
Après quelques MPs (Messages privés), un sujet fut crée pour une réunion dans la vie réelle sans logins ni pseudo.

Arrivé au café, bises et poignées de main :
– Bonjour, tu t’appelles ?
– N… mon pseudo sur le forum c’est MagicArkange045
– Je m’appelle Aurélien mon pseudo sur le forum c’est Aurélien….  
– Ah c’est toi, comme j’ai vu ton prénom écrit je vais le retenir plus facilement !

C’est vrai qu’entre les kokusmachins, gardentrucs et autres kikoolol nos mémoire font des économies. Je préfère les prénoms aux pseudos.  J’utilise Internet pour sortir d’Internet, au lieu de rester bêtement assis devant un écran, je rencontre, j’échange et je discute sans interface digitale.

J’utilise mon prénom sur toutes mes identités numériques, ici je signe Aurélien at LaVieCheap, je suis ici et pas ailleurs ; j’inscris ma personne dans un cadre, un univers, particulier. C’est plus sympa, hors connexion le lien est rapide entre mon visage et mes mots.

La signature c’est l’identité, c’est soi, l’incarnation que l’on se donne.  
Le web 2.0 a poussé au maximum l’anonymisation des gens : on masque son facebook ou son twitter par peur du patron, par peur d’être vu, vouloir dire certaines choses mais se cacher quand même ou limiter son engagement. Un complexe du homard que l’on retrouve sur de nombreux blogs. Je n’échappe pas à la règle. On me dit souvent : « au fait j’ai tapé ton nom dans Google j’ai trouvé ton CV en ligne, pas mal… »
Alors dois-je révéler mon nom complet ici… J’y pense de plus en plus. Ce blogue aurait-t-il une mauvaise incidence sur ma vie professionnelle ?
Rien n’est sûr ! Alors je garde mon prénom et c’est bien suffisant, dans la vie réelle je reste moi-même sans me faire tracer sur le net.

Aurélien@LaVieCheap

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Récap’ : la gestion des courriels

Ce récap’ du post de lundi est une simple piqûre de rappel :

une Identité Numérique =
plusieurs profils =
une adresse mail de contacts + une adresse mail de connexion


Donc pour bien gérer ses courriels, il faut :

1. Plusieurs adresses : – des adresses de connexions (confidentielles)
– des adresses de contacts

2. Bien gérer votre adresse de départ prénom.nom@quelquechose avec libéllés et dossiers .

3. Cartographier : quels courriels pour quels profils pour quelles identités numériques ?

4. Avoir un mot de passe sécurisé, l’allonger selon vos profils comme dans l’exemple suivant :

votre email n°1: email/MoTdEPa$$ede32caractères

Profil Facebook: email de connexion/MoTdEPa$$ede32caractères+votrecodefacebook

C’est tout pour ce premier récap’ du jeudi, à lundi !

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin :

Gérer ses courriels : l’art de la conquête numérique

Lundi matin du mois d’août – Retour de congés, motivation de la rentrée dans un bureau propre et frais. Comme chaque matin, j’allume l’ordinateur et là catastrophe : cent courriels non lus, c’est comme des étagères de bibliothèques qui me tomberaient sur la tête. Le temps de lire et de répondre j’ai perdu deux heures… le numérique est chronophage. Mon boulot, ma conso, mes potos et mes blogos… les messages s’entassent comme ces livres qu’on ne lit jamais.

Pourtant, cet amas de message numérique c’est un peu moi : mon prénom, mon nom, ma signature, mon travail, mon contact, on peut m’archiver, on peut me tracer ! Pour bien gérer son identité numérique, il faut bien bosser la basse : l’adresse mail au pluriel.

1. Plusieurs adresses. Vous utilisez le numérique pour plusieurs raisons : boulot, perso… de vos utilisations découlent une identité numérique multiple. Il ne faut pas avoir peur de créer plusieurs adresses mails, cinq ou six me paraît un chiffre raisonnable.

2. Le point zéro. Quelle est votre première adresse ? Avec ce mail numéro 0 n’ayez pas peur de vous montrer : nom et prénom, signature correct avec adresse mail et e-cv. Utile pour rechercher du boulot ou échanger avec la famille, cette adresse restera un fourre-tout qu’il convient de nettoyer et ranger souvent. Ne lésinez pas sur la création de libellés, dossiers et sous-dossiers : cinq minutes de rangement aujourd’hui c’est une heure de gagnée demain.

3. Carto mails-profils. Vous êtes twittos, blogos, ou que sais-je encore ? Vous voulez accroître votre présence sur le Net ou les rôles que vous prenez vous obligent à créer de nouveaux profils ? Les choses se compliquent. Vous avez besoin de nouvelles adresses mails et il faut les cartographier : pro, perso, achat, communauté, forum… le tout rédigé et dessiné sur une feuille de papier pour visualiser votre identité numérique.

En termes mathématiques ça donne :

une Identité Numérique =
plusieurs profils =
une adresse mail de contacts + une adresse mail de connexion

Exemple : La Vie Cheap c’est sur WordPress, sur Facebook, maintenant sur Twitter, et une adresse de contacts (aurelien.laviecheap@yahoo.fr) pour une adresse de connexion. J’ai réuni tous les profils utilisés par la Vie Cheap en deux adresses mails, cela me permet de centraliser l’information et d’être plus réactif !

4. Le mails de connexion comme leurs noms l’indiquent permettent de se connecter sur vos profils. Ces adresses doivent rester anonymes et secrètes, objectif : sécurité et confidentialité. Parfaite pour les réseaux sociaux, l’adresse de connexion est comme une copie de sauvegarde, une clé faite sur mesure qui contient le code de la serrure. Je m’explique, si vous perdez vos mots de passes : c’est l’adresse de connexion qui vous sauve.

5. Carto MdP. La cartographie de l’Identité Numérique concerne aussi les mots de passes ! Un bon mot de passe c’est une trentaine de caractères : des symboles, des chiffres, des majuscules, des minuscules… Créez un mot de passe complexe pour votre adresse centrale, ajoutez un code supplémentaire pour vos autres comptes. Ainsi votre mot de passe s’allonge selon vos profils. Exemple :

votre email n°1: email/MoTdEPa$$ede32caractères

Profil Facebook: email de connexion/MoTdEPa$$ede32caractères+votrecodefacebook

Et ainsi de suite avec votre twitter, votre identité pro…etc…Bon courage, bon travail !

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin :

Vol et arnaque sur Le Bon Coin.fr

J’avais trouvé un lit gratos sur recupe.net. Malheureusement les propriétaires n’avaient pas le matelas qui allait avec… preuve s’il n’en faut que le Web manque d’âmes charitables.

Dépité je dus me rabattre sur le bon coin.fr. Equivalent du Kijiji Québécois, ce Craiglist à la française est un néo super marché qui n’a pas arrangé les choses. Certains passent leurs temps à vendre et acheter sans savoir ce qu’ils feront des biens. En prêtant attention aux annonces, j’ai découvert des propriétaires qui on accumulé : trois lits, cinq guitares, des dizaines de portables. Achat-test-vente, consommation superflue, après tout si mon lit ne me plaît pas je peux le revendre… c’est peut-être de l’argent gagné mais c’est autant d’illusions et de temps perdu. Me voilà consommateur-acheteur en permanence lié au marché.

Je vais à la rencontre de l’autre comme dans un magasin : échange cordiaux, poignées de main, sourires de circonstance, dialogue d’épicier… Certains moments frisent la caricature, il ne manque au tableau que l’écran et la musique du téléachat.

Le Bon Coin pour voler

Madame Y avait tout de la mère de famille sympathique et je ressemblais à un jeune homme poli et souriant. Pourquoi se méfier l’un de l’autre ? Le lit correspondait bien à l’annonce, pas de tromperie sur la marchandise. Je prenais le matelas ce jour-là et le lendemain je reviendrais pour le sommier.

Certaines circonstances me poussèrent à annuler le second rendez-vous d’un simple texto. C’est mon répondeur téléphonique qui en fit les frais : « Monsieur je suis désolé de vous parler sur ce ton, mais hier vous n’avez pas signé le chèque et aujourd’hui vous annulé le rendez-vous. J’espère que je ne suis pas entrain de me faire avoir. (…) »

Je tenais Madame Y à ma merci. Ne pas rappeler, ne rien dire, je connaissais son adresse, elle ne connaissait pas la mienne. Mon numéro de téléphone ? J’aurais pu prendre celui d’un ami, j’aurais pu appeler en masqué ou utiliser une cabine téléphonique. Mon nom ? Comme sur le net j’aurais pu mentir. Sur le bon coin point fr, Madame Y n’avait aucun moyen d’obtenir mes informations personnelles : aucun profil, aucun historique, aucune photo, pas de trace, juste des annonces que n’importe qui peut publier et consulter.

La police du réseau

Mais chose prise, chose dû ! Le lendemain je décollais illico presto chez Madame Y. Dans le feu de l’action j’avais oublié de signer le chèque. Ma mégarde aurait pu conduire à un grave malentendu. Finalement j’ai mon lit et Madame Y a son argent, qui sait comment l’on se recroisera ?

Ce ne fut pas ma première frayeur avec le Bon Coin. Il y a quelques mois, j’avais choisi ma colocation sur ce site. Une fois établi dans la réalité, le loyer et les charges augmentèrent… sans compter quelques frais et surprises. Résultat : opération déménagement urgent, pertes et fracas, et finalement aucun moyen d’avertir les autres utilisateurs du méfait. Si à l’avenir mon ex-coloc republie une annonce comment laisser une trace de son premier mensonge ? Je n’ai aucun moyen, à part harceler en vain un des modérateurs du site.

C’est pourquoi – dans ce cas précis – un fonctionnement en réseau peut être une solution optimale. On peut publier un retour sur expérience, faire des critiques positives ou négatives, souligner les défauts et qualités des autres utilisateurs. Ce système marche bien sur Covoiturage.fr alors pourquoi pas sur le Bon Coin ? Il n’y a pas meilleur police que le réseau, mais qui nous protège de la police ? Doit-on dire au réseau, où l’on habite ? Que l’on vend des meubles et des bijoux ? Quelles sont les limites ? Une partie des réponses se trouvent dans la politique de confidentialité : des petits caractères en bas de pages qui méritent de grandes discussions.

Aurélien@LaVieCheap

Au secours, j’ai plus de réseau !

Un article écrit dans de pénibles conditions

La situation est dramatique… dans ces moments de dur combat il faut s’armer de la patience du général et du silence du guerrier. Le signal vient de loin, il est faible, il clignote péniblement. Il faut agir au bon moment, bondir sur l’ennemi, l’attraper et rester accrocher. Je ne sais combien de temps je pourrais tenir face aux coupures intempestives…

Je n’ai plus de connexion d’Internet. Voilà mon drame de néo-nerd Y.
Dans un livre paru en 1979, le journaliste Marc de Smedt pointait l’énergie comme la faiblesse de nos civilisations moderne. Une coupure d’électricité nous rend orphelin. Alors une panne générale de l’Internet vous imaginez ?

Et si on se branchait ?

Aujourd’hui on bouge, on va d’un boulot à l’autre, d’une ville à l’autre… les jeunes voguant de CDD en CDD connaissent les joies des déménagements. Une fois les meubles posés vient le problème de la connexion. On demande au voisin. On demande aux colocs. On chope un bout de connexion public souvent intermittente et précaire. Après tout ce bricolage on doit parfois se résoudre à prendre une vraie connexion.
C’est une autre partie de plaisir qui commence : trouver le bon opérateur, le bon contrat, passer quelques heures au téléphone…

Alors pourquoi ne pas s’emmerder tous ensemble ? J’ai eu beau fouiller il n’existe pas de site de partage de connexion Internet. Je qualifierais cette absence de vide numérique. Voici un nouveau champ à investir pour la consommation collaborative ! On partage la bouffe et les voitures, alors pourquoi pas les connexions Internet ?
Partagetaconnex.fr, branchonsnous.com, ou passelerézo.net… j’attends vos propositions.

Aurélien@LaVieCheap

L’identité numérique, anti-chômage, antisèche !

« bonjour monsieur,
je ne crois pas qu’on se connaisse mais votre profil est intéressant. Sachez que pour ma part, je travaille dans un cabinet spécialisé dans la démarche active, plus communément appelé chasseur de tête. Vous semblez être tourné ************************ et nous avons actuellement une offre. Nous recherchons actuellement ***************************************************** Si vous même, ou quelque unes de vos connaissances peuvent être intéressé, n’hésitez pas à me contacter. »

Voici le fruit de quelques mois de travail sur mon identité numérique pro, un chasseur de tête m’a contacté avec deux qualités qui vont de pair : la discrétion et l’efficacité. Après une courte conversation téléphonique un schéma se dessina sur mon téléviseur cérébrale, le monde serait séparé en deux : ceux qui ont un boulot et ceux qui n’en n’ont pas. Si vous avez déjà un boulot on peut vous en proposer un autre, si vous êtes au chômage, de prime abord, vous n’intéressez personne.

Connecté ou déconnecté du marché : la triste réalité numérique du chômage. Mais du noir au blanc des nuances de gris dissipent mon schéma. Rechercher un emploi sur le Net peut vite tourner à la séance de zapping. On ne compte plus les sites qui recensent les offres d’emplois : les sites régionaux, Paul Emploi, les sites spécialisés, les sites de secteurs, les réseaux pros…j’en passe et des meilleurs. On pourrait penser qu’il n’a jamais été aussi facile de trouver du travail, mais à force de zapper la réalité se morcelle et on se perd en chemin…
Il faut donc rassembler ses forces, ne pas se laisser abattre et construire son identité numérique pro :

1. T’es qui toi ? Le CV en ligne : il devient incontournable car aujourd’hui on google. Votre parcours, compétences, engagements… le tout avec les bons mots clés, si on tape votre métier on doit vous trouver !

2. Tu fais quoi ? Mettez en lignes des preuves concrètes de votre travail, mettez-vous en scène si nécessaire (demandez à un pote de vous prendre en photo en action). Là encore, nouveau site donc nouveau profil, le tout en portfolio sur votre CV ligne.

3. C’est bien toi ? Sécuriser bien votre portfolio, attribuer vous la paternité de vos « œuvres », remettez un lien vers votre CV à chaque production déposée. Vos productions sont originales ? Attribuez-vous une licence Creative Commons.

4. Tu veux quoi ? Ze plan d’attaque : en terme de cartographie numérique ça donne : au centre votre CV en ligne, derrière votre portfolio avec vos productions accessibles, devant : twitter, viadeo, linked In, machinemplois.com…pas besoin de réécrire votre CV pour chaque site, poser un lien sera amplement suffisant.

Avoir un CV en ligne ne fera pas de vous un « killer », mais il peut raccourcir vos périodes de chômages voire les éviter. Vous arrivez en fin de contrat ? Un peu de jardinage et hop la recherche devient plus simple. Plus besoin d’envoyer des tonnes de documents : juste une adresse tout est en ligne : c’est plus cheap, plus léger, plus productif.

Certes la méthode porte ses fruits, mais nous ne sommes pas tous égaux devant celle-ci, c’est ici que la fracture numérique est la plus visible. Aussi d’un recruteur à l’autre, d’un secteur à l’autre, les pratiques et les habitudes ne sont jamais les mêmes. Le bon vieux CV papier a encore bonne presse. La multiplicité de possibilités offert par le numérique n’est pas encore explorer. On commence à parler du CV en ligne dans les Zinstitutions. A quand une pensée plus globale sur la recherche d’emploi et le numérique ? J’arrête ici, l’iceberg est froid et je ne suis qu’à son sommet…

Aurélien@LaVieCheap

1 : je google, tu gooles, nous googlons ? Qu’en dit l’académie française ? A quand un langage numérique et vraiment français ?

L’identité numérique, l’essence de la Vie Cheap

Jeux-vidéos, interactivité, intelligence artificielle, Internet… nous vivons dans un monde de chiffre : ligne de code, Flash et autres HTML. Avec l’avènement de l’informatique, le mot « virtuel » s’est immiscé dans notre quotidien.

naponumericAlors réel versus virtuel ? Regardons un instant la définition du dictionnaire :
Virtuel, elle, adj 1. Qui est à l’état de simple possibilité, qui a en soi les conditions de sa réalisation.

Distinguer ce qui est virtuel de ce qui ne l’est pas est une querelle philosophique qui ne date pas d’hier, et nos vies modernes apportent encore de l’eau au moulin… mais revenons à nos moutons électriques…

Un état de simple possibilité ? Pourtant de nombreuses possibilités virtuelles deviennent des réalités, le meilleur exemple reste le covoiturage.
La consommation collaborative émerge grâce au Net.
Si nos échanges économiques et sociaux se dématérialisent, ils ont néanmoins des effets bien réels !
Nous laissons des traces sur la toile comme nous laissons des impressions aux autres. De notre utilisation du Web 2.0 découle une identité numérique.
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