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Et je découvris le coworking !

A l’occasion de la quinzaine TT12 à Saint-Etienne, dans cet article j’explique comment le Y chômeur que j’étais à découvert le coworking au Comptoir Numérique, le tiers-lieux stéphanois.

C’était la lose, au sens de la pure perte, la méga loose : 20 et quelques piges j’étais de retour chez mes parents en recherche urgente d’emploi et d’indépendance.

Mes allers-retours entre la maison et Paul Emploi ne donnaient rien de bon. Coincé dans ma chambre d’adolescent je creusais tout seul l’Internet à la recherche d’un emploi. Je me levais le matin pour trouver mon poste de travail au pied du lit : pas très motivant…

Il fallu donc me prendre en main et retrouver un peu d’envie : je suis devenu co-workeur à mi-temps. Tous les matins je quittais la maison pour aller au Comptoir Numérique, c’était comme aller au travail, une manière de reprendre les bonnes habitudes avant l’heure.
Je payais un loyer à la journée ou à l’après-midi (15 et 9 €, cet argent mis en commun par tous les coworkeurs d’un même espace permettent de payer le loyer du lieu, les charges et la connexion Internet.)

C’est vrai je payais, mais au moins, je travaillais pour de vrai avec des vrais gens dans un vrai cadre de travail ! Cela fait beaucoup de vrai en une phrase, mais cette approche du monde du travail m’a semblé plus ludique et plus proche de ma nature numérique de djeunze. Les échanges entre coworkeurs m’ont semblé plus décomplexés que dans le cadre des entreprises.

Autour d’une grande table ronde l’ambiance était studieuse. En face de moi, une chargée de com’ en télétravail, à mes côtés un entrepreneur en architecture de réseaux :
« – Tu n’aimes pas le site de Pôle Emploi ?
– Attends regarde ce que ça donne du côté employeur, pour recruter c’est la galère ! »

Bref échange sur l’état de l’économie européenne, petit cours sur le design et l’helvetica par un graphiste, tuyaux et conseils autour d’un café…
Le coworking m’avait remotivé dans ma recherche d’emploi et cela à fini par payer !
Les possibilités et les implications du coworking sont bien plus larges, cette vidéo vous l’expliquera bien :

Le coworking est donc une alternative à développer ! Cette expérience m’a donné le goût et l’envie d’être indépendant. Alors demain tous télétravailleurs ! Pourquoi pas ?
Qu’en pensez-vous ?
Aussi du coworking découle le JobCamp : des animateurs numériques guident les chercheurs d’emploi dans la construction de leur identité numérique pro.

Au plus urgent cette initiative est une bonne option pour les jeunes : venir au coworking plutôt que traîner dans la rue ou rester chez les parents. Rechercher un emploi et voire même en créer de nouveaux. Se pose alors la question de la mise en place des moyens : recycler des ordinateurs et des bureaux pour des espaces de coworking cheap et écolo ?
Les politiques ligériens seront sûrement interpellés sur la question lors de cette quinzaine TT12 qui commence lundi 17 septembre 2012 à Saint-Etienne.

Aurélien@LaVieCheap
Pour aller plus loin : – Un nouvel espoir dans l’horizon numérique
L’identité numérique pro, anti-sèche, anti-chômage

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Stimulez votre créativité, tenez un journal !

J’étais un camé de l’info, un dur, un malade, un dingue ! Le matin j’allumais ma dose de radio, le soir mon fix de quotidiens nationaux, et le shoot de news mag c’était deux fois par semaine. Je lisais tout, les pubs dans la rue, les peoples et les féminins qui trainaient dans la salle d’attente de mon médecin, les vitamines de mes céréales ; tout ce qui passait devant mes yeux je le lisais.

Quand Internet est arrivé ma maladie est entrée en phase terminale. J’étais connecté 24 heures sur 24, je chevauchais le dragon blanc, je savais, je comprenais, j’apprenais, tout et tout le temps. Plus de limites et plus de temps de cerveau disponible, je faisais tout et je n’arrivais à rien. J’avais laissé ma créativité et mon temps libre sur le carreau de l’informationnel.

Etais-je mieux informé sur un sujet donné après la lecture d’une quinzaine d’articles ? Non. Qu’avais-je appris au bout de deux heures de surf ? Pas grand-chose, j’étais dans l’errance et mes projets personnels n’arrivaient jamais à leurs conclusions. L’écran hypnotique nourrissait mon cerveau d’un flot d’informations permanent. Un jour ce fut l’overdose…

Et le journal me sauva la vie !

Après le désastre, je n’étais pas plus avancé, j’avais besoin d’Internet ; et malgré tout j’aimais cet outil. Un jour, je suis allé dans un espace public numérique, j’ai découvert l’identité numérique et le jardinage 2.0. J’ai compris que comme dans la vie, il faut savoir faire le ménage dans son Internet. J’ai trouvé une belle ressource : j’ai tenu un journal, j’ai sorti la tête de l’eau et j’ai commencé à construire quelque chose pour de vrai. C’est en tenant le journal de mon identité numérique que j’ai crée la Vie Cheap. Tous les jours je prenais dix minutes, dans un cahier je notais mes pensées, mes activités, mes réussites, mes échecs, de temps en temps je me relisais et je voyais mes avancées.

A chaque objectif vous pouvez tenir un journal ! Vous voulez arrêter de fumer : tenez le journal des addictions ! Un projet de création d’entreprise/de blogs/artistiques ? Mettez à jour votre journal. Il serait tant de regarder sous vos yeux, de comprendre ce dont vous êtes capable avant de demander à Google. Tenir un journal est un bon moyen de revenir vers soi, de repartir de soi et pourquoi pas apporter une contribution intelligente au grand maelstrom numérique…

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui je sais que mes balades numériques comportent des risques, du fou rire à la déprime il n’y a qu’un pas. Entre la vie de bébé, les caprices de la journaliste parisienne, ceux qui dénoncent les JO Satanico-Illuminati-francs maçons, les armées de fans qui réécrivent la pop culture, l’éternel retour du Batman, le coming-out de Robin, les lol cats, l’actualité du Football Club de Servette et le groupe de rock de Saint Trin Trin… C’est la foire à l’empoigne, le carrefour des collisions, un univers en continuel expansion. Dur dur d’écouter et difficile de se faire entendre dans la cacophonie numérique…

Et ce soir je suis un peu perdu… je ne comprends pas toujours… en écrivant ces lignes, une foutue migraine me mine le cerveau. Je ne suis jamais à l’abri d’une rechute, mais je tiens bon : Internet ça s’apprend !

Aurélien@LaVieCheap

Tout sur les nouvelles technologies et… mes petits enfants !

« Est-ce que tu diffuses sur Stumble Upon, Twitter, Linked In, YouTube, Tumblr et Pearltree ? Oui ton blogue je l’aime sur Facebook, mais ça fait longtemps que je n’ai pas jeté un œil. Je vais voir la Vie Cheap de temps en temps, je l’ai dans mes favoris mais j’ai pas liker sur Facebook. »

Ouf ! La jungle numérique est touffue, il y a toujours à faire, toujours à découvrir. Sur le Net, chercher une définition claire et précise peut relever de l’impossible. Vous voulez un exemple ? Tapez dans Gougeule Génération Y + Sociologie + Définition. Après de nombreuses lectures (bon courage !) impossible de savoir sur quel travail sociologique sérieux ce concept est basé. D’ailleurs un magazine chébran posait récemment la question : « la génération Y existe-t-elle vraiment ? »

L’informationnel court plus vite que toi  !

Certes le numérique est dans ma nature, mais tout djeune’ que je suis, je connais aussi des problèmes. Parfois je me demande : à quelle vitesse va l’Internet ? Des nouveaux blogs, des nouveaux réseaux (de réseaux de réseaux), nouveaux liens, nouvelles manières de liker apparaissent tous les quatre matins… dur dur de s’y retrouver ! Et tout bloggeur que je suis j’aime être lu… si je sais comment mes lecteurs me trouvent, je ne sais pas toujours comment trouver mes lecteurs ! On est blindé de contenants et nous manquons de contenus. Ce que je veux dire c’est que notre utilisation du Web est peut-être à revoir. Si les JO ou les présidentielles ont remués les masses numériques, si l’on reprend, on republie, on partage, on like… l’originalité se fait rare… pourtant chacun à la possibilité de contribuer, de créer !

Je vous prescrit une cure d’EPN

La plate forme WordPress perdra-t-elle sa popularité dans quelques mois au profit d’une autre ? Rappelez-vous le temps où Skyblog et Myspace connaissaient leur acmé. A quoi ressemblera le Web de demain ? Un jour, peut-être, je serai dépassé et je ne comprendrai plus grand-chose. Comme mes parents aujourd’hui, j’irai demander à mes enfants et mes petits enfants : hey comment ça marche le bidule ? C’est quoi ce nouveau truc ?

C’est pourquoi dès aujourd’hui une cure générale d’EPN (Espace Public Numérique) s’impose. Dans ces espaces des animateurs ou des médiateurs répondent à des demandes précises. Là, on apprend à emprunter des livres à la médiathèque, quand ici on aide une association à se développer sur la toile. Les missions des EPN sont variées et répondent à des problématiques complexes (vous pouvez en lire plus ici). On en trouve dans différents services publics. Vous pouvez les géo-localiser ici. Nous en avons grand besoin ! Mais il faut bien définir son problème numérique et trouver le bon EPN pour y répondre ! Pour moi ce sera une pastille de Blog Camp dans un grand verre d’EPN.

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin : Tout sur ma mère et les nouvelles technologies

Tout sur ma mère… et les nouvelles technologies

Bonsoir Chéri,
Je viens de lire tes 4 derniers textes, encore une fois BRAVO, BRAVO (…)
Quand tu reviendras , tu me montrera pour naviguer sur le site et laisser des commentaires, je n’ose pas trop m’y aventurer, question de génération!! mais j’ai mis « laviecheap » dans mes favoris.

seniorsSmartphonesIl est certaine délicatesse que l’on prend comme un coup de poing dans le ventre. Ce sentiment porte un nom trop oublié : l’étonnement. La lecture de ce message me replongea dans mon adolescence, tout ces petits moment pénibles où je devais m’exécuter : “Comment on allume la télé ? C’est quoi ce bug sur l’ordi ? Comment on la ferme cette fenêtre ?” Très tôt mes géniteurs affectaient ma nature numérique. Une nature qui parfois se rebellait : le lecteur DVD n’obéissait pas toujours. Nouvelle époque, nouveaux soucis, nouvelles crises de nerfs.

J’ai connu les K7, les bandes magnétiques où je couchais mes premiers AC/DC. Chez la grand mère on écoutait des vinyles. Puis ce fut le premier Bob Marley en compact disque. Après c’était les Cds gravés et enfin les interminables échanges de MP3. Multiplication des formats, multiplicité des utilisations guidée par le flux des technologies.

Qui m’a appris ? Qui m’a enseigné ? Personne.
Au travail, j’assiste des quadras et des quinquas. Je les observe aux commandes d’un ordinateur. Ils ressemblent à des sténographes cherchant à parfaire la copie d’une machine à écrire. Sous ma main le clavier et la souris prolonge mon corps. La machine devient un être vivant avec laquelle je danse. D’ailleurs je tolère mal ses erreurs, je suis exigeant.

Je n’ai rien appris. Zéro cours. Juste deux, trois astuces balancées de derrière un autre écran. Sans m’en rendre compte j’avais intégré un langage sans pays et sans professeur. Le numérique était entré dans ma nature.

Et Maman dans tout ça ? Maman ne comprend pas. Tout comme Jean-Michel.
Jean-Michel il a plus de cinquante ans, il est tourneur-fraiseur et il cherche du boulot. On s’est rencontré lors d’une formation chez Paul Emploi. On devait mettre nos CV en ligne. Pour moi c’était tout simple. Pour Jean-Michel c’était toute une histoire, il touchait à un ordinateur pour la troisième fois de sa vie.

Oui, il est bien question de génération. Posons la question autrement : pour mieux vivre ensemble devons-nous combler la fracture numérique ? Certains connaissent le Web, d’autres très bien, d’autres moins : inégalité des connaissances donc différence d’utilisations. Et moi aussi malgré le tampon Y sur mon CV je suis en retard. Pour le rattraper il existe des EPN (Espace Public Numérique) où des animateurs peuvent vous guider. Aussi des ateliers spécifiques sont mis en places : des JobCamp pour les chercheurs d’emplois, des SeniorCamp pour les personnes âgées. Après son apparition spontanée, l’Internet a besoin de ses professeurs. A quand l’histoire du Web dans les programmes scolaires ?

Aurélien@LaVieCheap