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Site de Dons : la liste version 2.0 13

Au début de la Vie Cheap, je vous parlais longuement des sites de dons comme recupe.net ou le réseau freecycling. Des sites où l’on peut donner au lieu de jeter, récupérer au lieu de consommer.
La crise et les médias aidant, l’économie de la débrouille se popularise.
Après un long surf, voici, pour cette année, une liste non-exhaustive des sites de dons, avec leurs avantages et leurs inconvénients :

  1. recupe.net : association française pionnière (création du site en 2001) active et présente dans les salons écolos.
    Les plus : minimalisme et simplicité sont les maîtres-mots du site, clair, lisible, il est facile de poster une annonce, on va directement à l’essentiel.
    Les moins : Les annonces restent deux mois en ligne et si on a le nombre de demande sur un objet, on ne sait jamais s’il est parti ou non.
  2. freecycling.org : concept de réseau de dons né en Arizona et qui s’exporte partout.
    La force : Une ville = un réseau, c’est local et c’est proche, on peut réunir les membres pour des stands de sensibilisation au freecycling, on peut contacter la presse locale pour agrandir le réseau, on peut mener des actions sur le terrain
    La faiblesse : le réseau… soumis au bon vouloir de ses membres et à la disponibilité de son modérateur. En France Freecycle est implanté dans les aires urbaines plus qu’en territoire rurale. Comme le wifi, le concept freecycle ne passe donc pas partout, mais nous y reviendrons…
  3. donnons.org : l’autre site associatif français crée en 2010, parfois cité dans les médias.
    Les plus : Ici on trouve un classement par département (comme sur recupe.net) et par thématiques, croyez le ou non des gens donnent des pianos…
    Les moins : un trop de pub qui donnent la nausée, une interface graphique pas très lisible.

Ces trois sites semblent connaître un trafic important, ailleurs sur le net ce ne sont pas les initiatives qui manquent :

Ils méritent d’être connus : donne.consoblog.com www.ilmereste.fr
Ils sont pas mal mais pas top : www.co-recyclage.com www.toutdonner.com
Ils ont beaucoup de membres pour peu de dons : www.doncova.fr www.donoo.eu www.sitededons.net www.le-dindon.fr http://www.doncontredon.fr
Ils ont pompé sur recupe.net : www.recupere.fr, http://www.recupe.fr, www.recupenet.fr, www.larecupe.net
Ils sont… moches : jedonnetout.com, jetedonne.com (ce n’est pas pour notre ami Jean-Jacques), http://www.faites-vos-dons.fr www.gooddon.com http://www.partages.com

Et vous quels sites de dons utilisez-vous ? Pourquoi ? Êtes-vous donateur ou récupérateur ? Quels sont vos sites préférés ? Vos détestés ?

Aurélien@LaVieCheap

Freecycle Orléans : la Vie Cheap soutient !

Le groupe Freecycle Orléans a passé la barre des 350 membres le mois dernier.

Je vous en parle beaucoup ici mais pour rappel, le Freecyling c’est le recyclage de nos consommations : donner au lieu de jeter ou trouver au lieu d’acheter, c’est au choix !

Freecycle Orléans c’est une liste de mails, un réseau où l’on propose gratuitement ce qui encombre son couloir ou son grenier.
On peut aussi poliment demander un objet et parfois on peut même le trouver !

Au départ le concept du site vient d’Arizona (USA). Le site fut lancé en 2006, il est arrivé en Val de Loire en 2009 exporté par une authentique famille américaine. Le flambeau m’a été transmis dans le courant du mois d’août. En tant que modérateur je compte bien promouvoir la communauté Orléanaise et la faire grandir.
Vos suggestions sont les bienvenues !
Pour vous inscrire, c’est ici. Sinon écrivez-moi pour connaître la marche à suivre : aurelien.laviecheap@yahoo.fr

Besoin de lumière ? Y-a-qu’à demander !

Cette semaine, j’avais besoin d’une lampe de bureau GRATOS !
lumièreok

Mes nouvelles activités numériques m’ont récemment poussé à faire des nocturnes, comme disent les cadres sup’ parisiens. Mais, je n’avais plus de lampe de bureau.
Après un passage chez mes parents je collectionnais les lampes de chevet.

Lumière à lire, lumière pour le travail, lumière pour… on a toujours besoin d’UNE lumière mais pas nécessairement de CETTE lumière. Vous voyez ce que je veux dire ?

Mes lampes de chevets sont des lanternes sur lesquels je m’endors un livre à la main. Sur le bureau, il me fallait de la puissance, du pur blanc tungstène 75 watts, une lumière pénétrante pour me secouer les neurones et me tenir cabré sur le clavier.

Je voulais un bon truc, un objet digne des pires kitscheries du catalogue Ikéa,
mais je le voulais gratuit car dune mes finances ne me permettaient pas cet achat et de deux il était hors de question de dépenser une goute d’essence et un après-midi dans les rayons.

Du coup j’ai demandé au réseau Freecycle. En quelques heures j’avais une réponse :
« Il y en a deux sur mon bureau, je peux t’en donner une. Dis-moi quand tu peux passer. ». Résultat : une lampe non jetée, une lampe récupérée, une lampe gratuite !
Vous voulez de la lumière ? Y-a qu’à la demander !
Et vous de quoi avez-vous besoin ? Avant de jeter vous pouvez donner : qu’avez-vous en réserve ?

Aurélien@LaVieCheap
Aller plus loin :
– un autre plan cheap 
– un point de vue sur la question

Orline-Paname : – 50 % réduction spéciale covoiturage

Quelles sont les avantages du covoiturage par rapport au train ou à la voiture individuelle ?
Un exemple, s’il  en fallait un, avec le trajet Orléans-Paris, Aller-Retour :

– Le prix : au départ des Aubrais et d’Orléans Centre, le ticket vers Paris coûte près de 20 € soit le prix d’un aller-retour en covoiturage.

– La convivialité : sur des trajets réguliers des rapports cordiaux s’installent progressivement entre les covoitureurs : échanges de tuyaux, arrangements sur les horaires et les trajets, des petits trésors à savourer avec subtilité ET diplomatie.

– Même pas de métro : Beaucoup de conducteurs qui passent par Orléans viennent de plus loin, ils se dirigent souvent vers le centre de Paris… idéal si vous partez en week-end, une dépose en centre ville c’est l’économie d’un ticket de métro !

Alors, à quoi sert-il de prendre sa voiture pour Paris, n’y-a-t-il pas assez de bouchons comme ça ?

Aurélien@LaVieCheap

Le covoiturage entre (très) lentement dans les mentalités

Convivialité, rencontres, économies, facilité d’horaires… pour l’utilisateur lambda que je suis le covoiturage présente de nombreux avantages. Mais à chaque trajet une chose me frappe : dans le véhicule je suis bien souvent le vétéran du covoiturage. Sur covoiturage.fr mon profil affiche la mention « expert ». Cette bonne réputation  facilite mon utilisation du site, après un an et demi de trajets partagés au compteur, je n’ai plus à me soucier des commentaires, des contrevenants ou des lapins. Le covoiturage est devenu mon moyen de transport naturel.

Depuis quelques mois le réseau Blablacar (créateur, entre autres, de covoiturage.fr) fanfaronne avec la barre des deux millions de membres franchi… dans quatre pays : Royaume Uni, Espagne, France, Italie. Si un cap a été passé, il reste du pain sur la planche. A grand renfort de chiffres, d’infographie et de data, le réseau Blablacar veut démontrer les bénéfices écologiques et économiques du covoiturage.

Ici et des parkings de covoiturage ont été inauguré, les départements français ouvrent fièrement leur site de covoiturage, des associations essaient de mettre en place des réseaux locaux, des festivals proposent un onglet covoiturage dans leurs programmations. Covoiturage dans l’asso, covoiturage sur les forums, covoiturage étudiants, covoiturage à tous les étages… le partage de la voiture fait lentement son bout de chemin dans les mentalités.

Une identité numérique en soi

Malgré tout, de nombreux préjugés subsistent encore : manque de sécurité, profiteur, argent gagné au noir, sites de rencontres amoureuses maquillés… En plus il faut créer des profils, renseignez son mail, son numéro de téléphone, sa voiture et maintenant… son adresse. Des obligations qui peuvent en freiner plus d’un ! En termes de confidentialité d’abord : pourquoi mettre son adresse postale en ligne ? Aussi le covoiturage fait poindre une ligne de fracture numérique : pour les djeunes c’est juste un profil numérique de plus. Pour les autres c’est une autre histoire…

Le covoiturage et ses (petites) avancées prouvent que l’identité numérique et la consommation collaborative sont intrinsèquement liés : grand nombre de possibilités, multiplicité des utilisations ; si nous voulons être égaux devant la voiture, il faut d’abord travailler à l’égalité devant l’Internet.

Sans vouloir prêcher pour une chapelle (j’ai des profils dans plusieurs sites de covoiturage de toute façon), on peut soulever plusieurs questions :
Comment amener les conducteurs les plus réticents à partager leurs habitacles ?
A quand un système de covoiturage généralisé dans les Pôle Emplois et les agences d’intérim ? Avons-nous besoin d’un méta-site réunissant tous les opérateurs du covoiturage ?

Le covoiturage, tout comme la consommation collaborative, mérite plus que d’être un phénomène de mode, mais cela dépend surtout de nous !

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin : Road movie pour les temps à venir

Vivre chez l’habitant, un tourisme en voie de développement !

En ces temps de vacances et de crises, vous pensez peut-être à respirer un autre air…
Le vrai débrouillard de la consommation collaborative n’organise pas ses vacances comme les autres.
Si vous restez sur les terres, le covoiturage sera peut être votre solution voyage.

Mais ce n’est pas tout d’avoir des bagages, il faut savoir où les poser !

Les hôtels sont blindés, vous ne supportez pas la promiscuité des auberges de jeunesse… deux solutions s’offrent à vous :

Plutôt chicos

Envie d’une grande maison pour dix à Lima, d’un appart amoureux en plein Manhattan… il existe une myriade de sites pour trouver votre convenance : Airbnb, HouseTrip, echangedemaison… les habitants vous louent leurs logements pendant leurs vacances. Une solution sympa mais plus cher que l’hôtel.

 Plutôt cheapos

International, multi-langue et gratuit, le projet Couchsurfing a pété tous les records : près de 4 millions d’utilisateurs aujourd’hui et une société commerciale depuis 2011. Ici c’est un esprit routard qui prévaut. Une communauté de dons et d’échange que l’on pourrait le résumer ainsi : prête-moi ton canap et je te prêterais le mien. Tout se joue sur le profil, la réputation et la courtoisie… un travail sur l’identité numérique en somme.

Aurélien@LaVieCheap

Au secours, j’ai plus de réseau !

Un article écrit dans de pénibles conditions

La situation est dramatique… dans ces moments de dur combat il faut s’armer de la patience du général et du silence du guerrier. Le signal vient de loin, il est faible, il clignote péniblement. Il faut agir au bon moment, bondir sur l’ennemi, l’attraper et rester accrocher. Je ne sais combien de temps je pourrais tenir face aux coupures intempestives…

Je n’ai plus de connexion d’Internet. Voilà mon drame de néo-nerd Y.
Dans un livre paru en 1979, le journaliste Marc de Smedt pointait l’énergie comme la faiblesse de nos civilisations moderne. Une coupure d’électricité nous rend orphelin. Alors une panne générale de l’Internet vous imaginez ?

Et si on se branchait ?

Aujourd’hui on bouge, on va d’un boulot à l’autre, d’une ville à l’autre… les jeunes voguant de CDD en CDD connaissent les joies des déménagements. Une fois les meubles posés vient le problème de la connexion. On demande au voisin. On demande aux colocs. On chope un bout de connexion public souvent intermittente et précaire. Après tout ce bricolage on doit parfois se résoudre à prendre une vraie connexion.
C’est une autre partie de plaisir qui commence : trouver le bon opérateur, le bon contrat, passer quelques heures au téléphone…

Alors pourquoi ne pas s’emmerder tous ensemble ? J’ai eu beau fouiller il n’existe pas de site de partage de connexion Internet. Je qualifierais cette absence de vide numérique. Voici un nouveau champ à investir pour la consommation collaborative ! On partage la bouffe et les voitures, alors pourquoi pas les connexions Internet ?
Partagetaconnex.fr, branchonsnous.com, ou passelerézo.net… j’attends vos propositions.

Aurélien@LaVieCheap

N’achète pas ton lit aux Suédois, demande-le à tes voisins !

 « Tu as un nouveau lit ?
– Ne m’en parle pas. On s’est organisé avec des collègues de bureau, un soir on a loué une camionnette, on est allé au magasin suédois d’Ivry.
Chacun a acheté ce qu’il voulait et puis on a traversé tout Paris pour livrer les meubles dans chaque appartement. On a terminé à quatre heures du mat et le lendemain soir c’était dîner pour le business…« 

Mon ami allemand s’était installé depuis peu à Paris. A l’écoute de son récit je riais intérieurement des souffrances endurées par l’homme moderne pour l’achat d’un soi-disant bon sommeil.
Un lit fut conçu à Delft ou à Stockholm, il fut fabriqué ailleurs, on l’achemina à Paris et un travailleur étranger l’acheta. Beaucoup d’énergie pour pas grand-chose. Achetez et prenez le poids de votre meuble, vous l’avez bien mérité ! Mais n’oubliez pas, vous utilisez votre lit vous ne le possédez pas !

La communauté des dons

Vous souhaitez vous débarrassez de certains objets devenus encombrants (premiers portables, instruments de musiques, jouets d’enfants…). Pensant arrondir la fin du mois vous allez sur le bon coin point fr. Allez-vous réussir à vendre ? J’en doute, de nombreuses annonces restent longtemps en ligne sans trouver preneur… Le meilleur exemple que je connaisse ce sont les instruments de musique premiers prix. D’ailleurs comment revendre du premier prix ?

Et si comme moi, vous avez besoin d’un lit, pas très loin de chez vous, il existe des gens qui sont prêts  à vous le donner ! Si ! Si ! La preuve :

« Bonjour,
Je donne un sommier tapissier (à ressort) en bon état, *m** sur *m**.
Il n’a pas de pieds de lit.
A récupérer sur *****
 merci« 

C’est sur Freecycling que ça se passe ! Ce site permet de trouver gratuitement tout et n’importe quoi, même des meubles suédois. Tout est donné, reste les frais de port ou le coût du trajet. Attention tout de même au philanthropisme naïf, il faut rester poli et courtois et ceux qui ont déjà donné sont prioritaires. Le site marche par inscription, il existe des réseaux dans toutes les grandes villes de France. Ils organisent même des rencontres et tentent de se faire connaître sur la place publique !

Dans le même genre on trouve Recupe.net. Ici c’est le minimalisme revendiqué : pas d’inscriptions, pas de pub, annonces ouvertes à tous et classées par département.
Si vous habitez Paris vous êtes vernis ! Le 75 voit un arrivage de nouvelles annonces au quotidien, entre les canaps, les lampes et les télés, vous avez de quoi meubler trois studios pour zéro euros !

Avant on jetait, puis on vendait, maintenant on peut donner.
Ce n’est plus de la conso, c’est de la bonne intelligence.

Aurélien@LaVieCheap

Les limites de la Vie Cheap

                         « – Excuse-me. I’m looking for a french-armenian dictonary ? »

Tiens de l’anglais à Emmaüs ! Depuis les quelques semaines de présence au stand librairie je pensais avoir tout vu : des étudiants, des personnes âgées et des échoués. La semaine d’avant un trentenaire m’avait demandé un dictionnaire Français-Serbe dans un allemand approximatif, mais du Français-Arménien demandé dans un anglais à l’accent correct fut une vraie surprise.
Des dictionnaires comme ça, on n’en trouve pas dans les greniers français et sûrement pas à Emmaüs. Il faudra le commander en librairie et ce livre coûtera cher.

Sur les dernières étagères du haut nous avons :
– Harraps Shorter Français-Anglais/English-French, édition 1967, impression 1973 : 5 €
– Bordas Français-Espagnol : 1 €
Des prix qui raviraient plus d’un étudiant. Elle compte son argent. Une petite pensée me dit que le choix sera difficile et cette petite pensée est un grand début.

Les racines de la nouvelle consommation

Les communautés d’Emmaüs ne reçoivent pas de subvention de l’Etat ou des collectivités territoriales. Elles vivent des produits de leurs ventes. Des objets récupérés et retapés. Du recyclage en somme et les rejets sont nombreux : dans l’arrière-boutique une montagne de vêtements s’accumulait.

Ces communautés luttent contre la pauvreté et l’exclusion. Sous le double effet de la crise économique et des prises de consciences environnementales l’association a pris un nouveau rôle. Elle a même axé sa communication sur ces nouvelles problématiques. Si Emmaüs rentre dans le 2.0 c’est qu’elle est clairement une ancêtre de la consommation collaborative.

Mais le recyclage ne résout pas tout.
Si certains n’ont même pas accès au Net, d’autres n’ont même pas accès au langage, comme ma dame du début ! Le numérique n’est que la seconde porte d’entrée dans la Vie Cheap, la première, comme pour tout, c’est le langage. Comment reprocher aux immigrants arrivés en France, de ne pas parler notre langue quand on ne leur en donne même pas les moyens ?

Sans tomber dans le French International Business Language, on peut, en outre, se poser deux questions :
– A quand le Français 2.0 ?
– A quand un vrai français du net, débarrassé de mauvaises traductions et d’anglicismes barbares ?

On a beau progresser il faut toujours revoir ses bases.

Aurélien@LaVieCheap

Road movie pour les temps à venir

« Bienvenue à bord du train de l’ennui à destination d’Ailleurs »
C’est la voix train-train. Train-train quotidien, train-train du week-end, train-train pour les sous, train-train pour respirer. Le rythme gris du tac-tac des rails. Les sourires de circonstances. D’un wagon de TGV les regards s’enfuient sur un bout de campagne morte.

Sur ces tristes constats de ma condition d’homme sans voiture, je me lançai dans le covoiturage. Pour sûr j’allais faire des économies, mais l’idée de partager le réduit d’un habitacle avec de parfaits inconnus n’avaient rien de réjouissant. D’ailleurs l’un de mes premiers conducteurs m’était tout à fait insupportable : le quadra-cadre donneur de leçons. Un autre jour c’était des africains : – Ah au fait je ne prends jamais l’autoroute. Cliché d’une lenteur venue d’ailleurs et pourtant nous roulâmes huit heures sur les départementales d’une France oubliée. Rendez-vous porte d’Orléans : un étudiant, un CRS et un universitaire montent à bord. A Clignancourt c’est un commercial lillois qui prend une tripotée d’étudiants : – La voiture et l’essence sont payées par la boîte, le covoiturage finance mes accessoires de moto.

C’est toujours le même début : des histoires numériques converties en litres d’essence. On parle du site, des pirates, des profiteurs, de la vie en France. Parfois on ne dit rien. Parfois c’est la musique. Parfois c’est les voyages. Une fois, une vraie conversation de mec et l’espoir d’avoir un nouveau pote. La promiscuité automobile est un cocktail au résultat inattendu.

Covoiturer, faire de l’auto partage, mutualiser les frais, s’arranger de personne à personne, accepter les retards : le vocabulaire barbare d’une époque pas très lointaine. Un nouveau road-movie où une sociologie hybride fleurit sur le goudron. Les gens se rencontrent, se parlent, échangent. Des mammifères pacifiés à l’écart de la jungle urbaine.

Covoiturer pour le travail, pour les vacances, en week-end, trouver des potes de festival, trouver des collègues, trouver des contacts : le voyage n’est plus voyage. Des centaines d’utilisations pour une réalité à défendre : nous sommes tous égaux devant le covoiturage !

Des entreprises et des municipalités mettent en place des systèmes de covoiturage. Pourtant les cartes des trajets de covoiturage ressemblent aux grands axes : le covoiturage de masse est-il une solution ?  Les start-up du covoiturage seront-elles les multinationales de demain ? Aussi a-t-on besoin d’intermédiaire entre passagers et conducteurs ? Récemment un site de covoiturage a mis en place le paiement bancaire en ligne : une manière de sécuriser les trajets et d’éviter les lapins. Pour autant certains utilisateurs y voit une dénaturation de l’échange et de la convivialité qu’il entraîne souvent.

Une chose peut être cependant affirmée : le covoiturage peut changer des vies et nous donner une nouvelle approche de la consommation.

Bonne route !

Aurélien@LaVieCheap