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Vivre chez l’habitant, un tourisme en voie de développement !

En ces temps de vacances et de crises, vous pensez peut-être à respirer un autre air…
Le vrai débrouillard de la consommation collaborative n’organise pas ses vacances comme les autres.
Si vous restez sur les terres, le covoiturage sera peut être votre solution voyage.

Mais ce n’est pas tout d’avoir des bagages, il faut savoir où les poser !

Les hôtels sont blindés, vous ne supportez pas la promiscuité des auberges de jeunesse… deux solutions s’offrent à vous :

Plutôt chicos

Envie d’une grande maison pour dix à Lima, d’un appart amoureux en plein Manhattan… il existe une myriade de sites pour trouver votre convenance : Airbnb, HouseTrip, echangedemaison… les habitants vous louent leurs logements pendant leurs vacances. Une solution sympa mais plus cher que l’hôtel.

 Plutôt cheapos

International, multi-langue et gratuit, le projet Couchsurfing a pété tous les records : près de 4 millions d’utilisateurs aujourd’hui et une société commerciale depuis 2011. Ici c’est un esprit routard qui prévaut. Une communauté de dons et d’échange que l’on pourrait le résumer ainsi : prête-moi ton canap et je te prêterais le mien. Tout se joue sur le profil, la réputation et la courtoisie… un travail sur l’identité numérique en somme.

Aurélien@LaVieCheap

Au secours, j’ai plus de réseau !

Un article écrit dans de pénibles conditions

La situation est dramatique… dans ces moments de dur combat il faut s’armer de la patience du général et du silence du guerrier. Le signal vient de loin, il est faible, il clignote péniblement. Il faut agir au bon moment, bondir sur l’ennemi, l’attraper et rester accrocher. Je ne sais combien de temps je pourrais tenir face aux coupures intempestives…

Je n’ai plus de connexion d’Internet. Voilà mon drame de néo-nerd Y.
Dans un livre paru en 1979, le journaliste Marc de Smedt pointait l’énergie comme la faiblesse de nos civilisations moderne. Une coupure d’électricité nous rend orphelin. Alors une panne générale de l’Internet vous imaginez ?

Et si on se branchait ?

Aujourd’hui on bouge, on va d’un boulot à l’autre, d’une ville à l’autre… les jeunes voguant de CDD en CDD connaissent les joies des déménagements. Une fois les meubles posés vient le problème de la connexion. On demande au voisin. On demande aux colocs. On chope un bout de connexion public souvent intermittente et précaire. Après tout ce bricolage on doit parfois se résoudre à prendre une vraie connexion.
C’est une autre partie de plaisir qui commence : trouver le bon opérateur, le bon contrat, passer quelques heures au téléphone…

Alors pourquoi ne pas s’emmerder tous ensemble ? J’ai eu beau fouiller il n’existe pas de site de partage de connexion Internet. Je qualifierais cette absence de vide numérique. Voici un nouveau champ à investir pour la consommation collaborative ! On partage la bouffe et les voitures, alors pourquoi pas les connexions Internet ?
Partagetaconnex.fr, branchonsnous.com, ou passelerézo.net… j’attends vos propositions.

Aurélien@LaVieCheap

N’achète pas ton lit aux Suédois, demande-le à tes voisins !

 « Tu as un nouveau lit ?
– Ne m’en parle pas. On s’est organisé avec des collègues de bureau, un soir on a loué une camionnette, on est allé au magasin suédois d’Ivry.
Chacun a acheté ce qu’il voulait et puis on a traversé tout Paris pour livrer les meubles dans chaque appartement. On a terminé à quatre heures du mat et le lendemain soir c’était dîner pour le business…« 

Mon ami allemand s’était installé depuis peu à Paris. A l’écoute de son récit je riais intérieurement des souffrances endurées par l’homme moderne pour l’achat d’un soi-disant bon sommeil.
Un lit fut conçu à Delft ou à Stockholm, il fut fabriqué ailleurs, on l’achemina à Paris et un travailleur étranger l’acheta. Beaucoup d’énergie pour pas grand-chose. Achetez et prenez le poids de votre meuble, vous l’avez bien mérité ! Mais n’oubliez pas, vous utilisez votre lit vous ne le possédez pas !

La communauté des dons

Vous souhaitez vous débarrassez de certains objets devenus encombrants (premiers portables, instruments de musiques, jouets d’enfants…). Pensant arrondir la fin du mois vous allez sur le bon coin point fr. Allez-vous réussir à vendre ? J’en doute, de nombreuses annonces restent longtemps en ligne sans trouver preneur… Le meilleur exemple que je connaisse ce sont les instruments de musique premiers prix. D’ailleurs comment revendre du premier prix ?

Et si comme moi, vous avez besoin d’un lit, pas très loin de chez vous, il existe des gens qui sont prêts  à vous le donner ! Si ! Si ! La preuve :

« Bonjour,
Je donne un sommier tapissier (à ressort) en bon état, *m** sur *m**.
Il n’a pas de pieds de lit.
A récupérer sur *****
 merci« 

C’est sur Freecycling que ça se passe ! Ce site permet de trouver gratuitement tout et n’importe quoi, même des meubles suédois. Tout est donné, reste les frais de port ou le coût du trajet. Attention tout de même au philanthropisme naïf, il faut rester poli et courtois et ceux qui ont déjà donné sont prioritaires. Le site marche par inscription, il existe des réseaux dans toutes les grandes villes de France. Ils organisent même des rencontres et tentent de se faire connaître sur la place publique !

Dans le même genre on trouve Recupe.net. Ici c’est le minimalisme revendiqué : pas d’inscriptions, pas de pub, annonces ouvertes à tous et classées par département.
Si vous habitez Paris vous êtes vernis ! Le 75 voit un arrivage de nouvelles annonces au quotidien, entre les canaps, les lampes et les télés, vous avez de quoi meubler trois studios pour zéro euros !

Avant on jetait, puis on vendait, maintenant on peut donner.
Ce n’est plus de la conso, c’est de la bonne intelligence.

Aurélien@LaVieCheap

Les limites de la Vie Cheap

                         « – Excuse-me. I’m looking for a french-armenian dictonary ? »

Tiens de l’anglais à Emmaüs ! Depuis les quelques semaines de présence au stand librairie je pensais avoir tout vu : des étudiants, des personnes âgées et des échoués. La semaine d’avant un trentenaire m’avait demandé un dictionnaire Français-Serbe dans un allemand approximatif, mais du Français-Arménien demandé dans un anglais à l’accent correct fut une vraie surprise.
Des dictionnaires comme ça, on n’en trouve pas dans les greniers français et sûrement pas à Emmaüs. Il faudra le commander en librairie et ce livre coûtera cher.

Sur les dernières étagères du haut nous avons :
– Harraps Shorter Français-Anglais/English-French, édition 1967, impression 1973 : 5 €
– Bordas Français-Espagnol : 1 €
Des prix qui raviraient plus d’un étudiant. Elle compte son argent. Une petite pensée me dit que le choix sera difficile et cette petite pensée est un grand début.

Les racines de la nouvelle consommation

Les communautés d’Emmaüs ne reçoivent pas de subvention de l’Etat ou des collectivités territoriales. Elles vivent des produits de leurs ventes. Des objets récupérés et retapés. Du recyclage en somme et les rejets sont nombreux : dans l’arrière-boutique une montagne de vêtements s’accumulait.

Ces communautés luttent contre la pauvreté et l’exclusion. Sous le double effet de la crise économique et des prises de consciences environnementales l’association a pris un nouveau rôle. Elle a même axé sa communication sur ces nouvelles problématiques. Si Emmaüs rentre dans le 2.0 c’est qu’elle est clairement une ancêtre de la consommation collaborative.

Mais le recyclage ne résout pas tout.
Si certains n’ont même pas accès au Net, d’autres n’ont même pas accès au langage, comme ma dame du début ! Le numérique n’est que la seconde porte d’entrée dans la Vie Cheap, la première, comme pour tout, c’est le langage. Comment reprocher aux immigrants arrivés en France, de ne pas parler notre langue quand on ne leur en donne même pas les moyens ?

Sans tomber dans le French International Business Language, on peut, en outre, se poser deux questions :
– A quand le Français 2.0 ?
– A quand un vrai français du net, débarrassé de mauvaises traductions et d’anglicismes barbares ?

On a beau progresser il faut toujours revoir ses bases.

Aurélien@LaVieCheap

L’identité numérique, anti-chômage, antisèche !

« bonjour monsieur,
je ne crois pas qu’on se connaisse mais votre profil est intéressant. Sachez que pour ma part, je travaille dans un cabinet spécialisé dans la démarche active, plus communément appelé chasseur de tête. Vous semblez être tourné ************************ et nous avons actuellement une offre. Nous recherchons actuellement ***************************************************** Si vous même, ou quelque unes de vos connaissances peuvent être intéressé, n’hésitez pas à me contacter. »

Voici le fruit de quelques mois de travail sur mon identité numérique pro, un chasseur de tête m’a contacté avec deux qualités qui vont de pair : la discrétion et l’efficacité. Après une courte conversation téléphonique un schéma se dessina sur mon téléviseur cérébrale, le monde serait séparé en deux : ceux qui ont un boulot et ceux qui n’en n’ont pas. Si vous avez déjà un boulot on peut vous en proposer un autre, si vous êtes au chômage, de prime abord, vous n’intéressez personne.

Connecté ou déconnecté du marché : la triste réalité numérique du chômage. Mais du noir au blanc des nuances de gris dissipent mon schéma. Rechercher un emploi sur le Net peut vite tourner à la séance de zapping. On ne compte plus les sites qui recensent les offres d’emplois : les sites régionaux, Paul Emploi, les sites spécialisés, les sites de secteurs, les réseaux pros…j’en passe et des meilleurs. On pourrait penser qu’il n’a jamais été aussi facile de trouver du travail, mais à force de zapper la réalité se morcelle et on se perd en chemin…
Il faut donc rassembler ses forces, ne pas se laisser abattre et construire son identité numérique pro :

1. T’es qui toi ? Le CV en ligne : il devient incontournable car aujourd’hui on google. Votre parcours, compétences, engagements… le tout avec les bons mots clés, si on tape votre métier on doit vous trouver !

2. Tu fais quoi ? Mettez en lignes des preuves concrètes de votre travail, mettez-vous en scène si nécessaire (demandez à un pote de vous prendre en photo en action). Là encore, nouveau site donc nouveau profil, le tout en portfolio sur votre CV ligne.

3. C’est bien toi ? Sécuriser bien votre portfolio, attribuer vous la paternité de vos « œuvres », remettez un lien vers votre CV à chaque production déposée. Vos productions sont originales ? Attribuez-vous une licence Creative Commons.

4. Tu veux quoi ? Ze plan d’attaque : en terme de cartographie numérique ça donne : au centre votre CV en ligne, derrière votre portfolio avec vos productions accessibles, devant : twitter, viadeo, linked In, machinemplois.com…pas besoin de réécrire votre CV pour chaque site, poser un lien sera amplement suffisant.

Avoir un CV en ligne ne fera pas de vous un « killer », mais il peut raccourcir vos périodes de chômages voire les éviter. Vous arrivez en fin de contrat ? Un peu de jardinage et hop la recherche devient plus simple. Plus besoin d’envoyer des tonnes de documents : juste une adresse tout est en ligne : c’est plus cheap, plus léger, plus productif.

Certes la méthode porte ses fruits, mais nous ne sommes pas tous égaux devant celle-ci, c’est ici que la fracture numérique est la plus visible. Aussi d’un recruteur à l’autre, d’un secteur à l’autre, les pratiques et les habitudes ne sont jamais les mêmes. Le bon vieux CV papier a encore bonne presse. La multiplicité de possibilités offert par le numérique n’est pas encore explorer. On commence à parler du CV en ligne dans les Zinstitutions. A quand une pensée plus globale sur la recherche d’emploi et le numérique ? J’arrête ici, l’iceberg est froid et je ne suis qu’à son sommet…

Aurélien@LaVieCheap

1 : je google, tu gooles, nous googlons ? Qu’en dit l’académie française ? A quand un langage numérique et vraiment français ?

Road movie pour les temps à venir

« Bienvenue à bord du train de l’ennui à destination d’Ailleurs »
C’est la voix train-train. Train-train quotidien, train-train du week-end, train-train pour les sous, train-train pour respirer. Le rythme gris du tac-tac des rails. Les sourires de circonstances. D’un wagon de TGV les regards s’enfuient sur un bout de campagne morte.

Sur ces tristes constats de ma condition d’homme sans voiture, je me lançai dans le covoiturage. Pour sûr j’allais faire des économies, mais l’idée de partager le réduit d’un habitacle avec de parfaits inconnus n’avaient rien de réjouissant. D’ailleurs l’un de mes premiers conducteurs m’était tout à fait insupportable : le quadra-cadre donneur de leçons. Un autre jour c’était des africains : – Ah au fait je ne prends jamais l’autoroute. Cliché d’une lenteur venue d’ailleurs et pourtant nous roulâmes huit heures sur les départementales d’une France oubliée. Rendez-vous porte d’Orléans : un étudiant, un CRS et un universitaire montent à bord. A Clignancourt c’est un commercial lillois qui prend une tripotée d’étudiants : – La voiture et l’essence sont payées par la boîte, le covoiturage finance mes accessoires de moto.

C’est toujours le même début : des histoires numériques converties en litres d’essence. On parle du site, des pirates, des profiteurs, de la vie en France. Parfois on ne dit rien. Parfois c’est la musique. Parfois c’est les voyages. Une fois, une vraie conversation de mec et l’espoir d’avoir un nouveau pote. La promiscuité automobile est un cocktail au résultat inattendu.

Covoiturer, faire de l’auto partage, mutualiser les frais, s’arranger de personne à personne, accepter les retards : le vocabulaire barbare d’une époque pas très lointaine. Un nouveau road-movie où une sociologie hybride fleurit sur le goudron. Les gens se rencontrent, se parlent, échangent. Des mammifères pacifiés à l’écart de la jungle urbaine.

Covoiturer pour le travail, pour les vacances, en week-end, trouver des potes de festival, trouver des collègues, trouver des contacts : le voyage n’est plus voyage. Des centaines d’utilisations pour une réalité à défendre : nous sommes tous égaux devant le covoiturage !

Des entreprises et des municipalités mettent en place des systèmes de covoiturage. Pourtant les cartes des trajets de covoiturage ressemblent aux grands axes : le covoiturage de masse est-il une solution ?  Les start-up du covoiturage seront-elles les multinationales de demain ? Aussi a-t-on besoin d’intermédiaire entre passagers et conducteurs ? Récemment un site de covoiturage a mis en place le paiement bancaire en ligne : une manière de sécuriser les trajets et d’éviter les lapins. Pour autant certains utilisateurs y voit une dénaturation de l’échange et de la convivialité qu’il entraîne souvent.

Une chose peut être cependant affirmée : le covoiturage peut changer des vies et nous donner une nouvelle approche de la consommation.

Bonne route !

Aurélien@LaVieCheap

On ne possède pas Bob Marley, on l’utilise…

Comme la maison était grande ! Il y avait les chambres, les lits, les meubles, les objets… toutes ces choses et nous au milieu. Inventaire à la Prévert. Grenier d’Ali Baba. Les certitudes sont dangereuses, mais ce jour je fus bel et bien sûr d’une chose : dans la vie on accumule. On accumule les choses, les rôles et les titres. On accumule les oublis. On accumule même les accumulations.

Quelle ne fût pas ma surprise en retrouvant mon premier cd de Bob Marley en format vinyle enterré dans le buffet de ma grand-mère ! Mais alors si on lègue que possède-t-on vraiment ?

J’écris cet article. Qu’ai-je sous les yeux ? Un ordinateur, un bureau, une lampe, des rideaux, des livres et bien d’autres objets encore. Ce matériel qui fait mon quotidien, je ne le possède pas : je l’utilise. Demain si je pars, si je déménage, que prendrais-je avec moi ?
On pense au minimum, et le minimum c’est souvent trop.

Posséder et consommer sont donc des verbes d’un autre âge. Ce postulat commence à fleurir ça et là, chez les écologistes notamment.1 Mais au-delà d’une simple posture politique, il s’agit d’un changement culturel qui pourrait rendre votre vie meilleure et réduire vos coûts. Attention le changement c’est du travail !

Un exemple concret : dans une semaine vous avez un entretien d’embauche, de quoi aurez-vous besoin ? Voyager dans une autre ville : allez-y en covoiturage ! Vous habiller convenablement : Emmaüs regorge de costards et de tailleur jamais porté.2 Travaillez une dernière fois votre présentation : louez un espace de travail partagé. Peut-être dormir sur place : avez-vous pensé à être hébergé, connaissez-vous le Couchsurfing ?

Vous aurez besoin de déménager, pourquoi acheter des meubles quand on peut en trouver gratuitement ?3

Qu’allez-vous gagner ? De l’argent oui, mais aussi des contacts et peut-être des futurs amis. Vous n’avez pas envie de tromper ces amis : un lapin posé correspond à un commentaire négatif. Les réseaux numériques aboutissent à des échanges bien réels : gare aux revers de la réputation trois point zéro. Exister sur ces réseaux demande la construction d’une identité numérique, du boulot en perspective…

Bon courage ! A très vite !

Aurélien@LaVieCheap

1 : mais pas que.
2 : Véridique ! Un/une candidat(e) à la présidentielle a fait campagne en Emmaüs, cette (une) (bonne) idée est bonne.
3 : recupe.net, freecycling, Emmaüs encore…

Dans le cocon des nuits solitaires

Il est minuit.

Minuit sur le téléphone, l’ordinateur et la télévision. Les machines qui nous entourent pullulent encore. Les yeux rivés sur le flux on ne veut pas manquer le prochain post, le prochain du prochain, le prochainement si près que l’on répond déjà. Voilà quelques heures dans l’ère de l’homo sapiens sapiens numericus diverticus. Tout est allé très vite, vous vous souvenez ? Téléphone portable, Internet, haut débit, leblogdemoi, moi.com, gogo gadget séduction, abracadabra recherche d’emploi, gratuité à tous les étages ; art, culture, connaissances, informations, divertissement à profusion et sans limites. On a changé de monnaie. On a brouillé nos frontières. On a changé d’époque et nous avons continué comme avant. C’est allé très vite. En une petite décennie, un nombre délirants de moyens de communications ont été mis entre nos mains.

Pour autant les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont-elles changé la réalité de notre quotidien, les conditions matérielles de nos existences ? Oui. Non. Pas pour tout le monde, pas de la même façon. En tout cas elles n’ont pas arrêté les crises, toutes les crises, toutes nos crises : économiques, politiques, existentielles, amoureuses… Qu’est-ce qu’on ne ferait plus pour un flirt avec la crise ? Et toujours à lire, à voir, à regarder. On n’arrête plus l’info. Comme la lueur rouge de nos téléviseurs nous sommes en veille, « en simple veille », jamais en sommeil, jamais réveillé, toujours dans l’après. On réussit à tromper l’ennui sans jamais le vaincre, c’est plus qu’un problème : ce sont de nouvelles maladies. On manage son couple depuis le bureau, on prépare la prochaine réunion sur un coin de table de nuit. Certains cherchent désespérément du travail quand d’autres ont bien besoin de vacances.

Il est minuit à Paris. Au Québec les étudiants préparent un nouveau lendemain de grève.
Minuit à Montréal. Quelque part en France on imprime un journal pour… sa dernière édition. Faites l’expérience, rivés à un écran on peut voir le monde bouger en vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un progrès ?

Il est minuit et la vie a changé. Nous ne vivrons pas les rêves de nos pères ; ne nous en déplaisent, il vaut mieux l’accepter tout de suite. Il est minuit, un peu partout sur la planète on prend des initiatives : co-working, le co-voiturage, beaucoup de trucIng, coTruc et d’écoTruc, InnoMot et MachinCamp… derrière ce vocabulaire pour le moins barbare se cache tout un monde de changement.
Ces nouveaux modes de vies s’apprivoisent, c’est l’objet de ce blogue.
Les écrits d’un utilisateur qui n’a rien à vendre, rien à déclarer, tout à raconter.
C’est toi, c’est mille et une choses à faire dès aujourd’hui pour une vie moins chère, moins stressante,  plus simple et plus active.
La vie nouvelle, la vie ouverte, la vie légère, la Vie Cheap, la vie, la vraie.

Bonsoir. Bonjour. Bienvenu, je suis Aurélien, votre hôte pour les prochains mois.