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On est obligé de s’aimer… et c’est bien le problème !

La confiance nécessaire entre membres sur les plateformes de ConsoCollab nous pousse à nous aimer les uns les autres, pas toujours pour le meilleur… Un exemple en fil rouge : l’hsitoire d’Hervé mon bon, mauvais moyen covoitureur.

Je t'aime, moi non plus

Je t’aime, moi non plus

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Peurs et avantages du covoiturage

Le covoiturage semble gagner du terrain. Covoiturage.fr changera bientôt de nom et  se targue de plus de plus de deux millions d’utilisateurs dans six pays différents.
La société Comuto, qui édite le site, a donc le leadership sur un marché… qui n’est pas si nouveau. La pratique même du covoiturage ne date pas d’hier. Si nternet a aidé à son développement, on comptait, selon les sources, plusieurs dizaines de sites en 2007.
Il y a un concept et de nombreux sites (123envoiture.com, carpooling.com…etc…)

30 ans après l’apocalypse, le covoiturage est une fête nationale.

Néanmoins, le concept même du covoiturage fait encore peur comme par exemple ici, ou ou encore ici et aussi un peu .

Aujourd’hui revue des peurs du covoiturage et réponse par les avantages proposés.

« Le système de covoiturage c’est le lapin assuré ! » Oui mais l’identité numérique du conducteur en prendra un coup, les commentaires négatifs pleuvront sur le site et si vous ne pouvez pas réagir à froid, une chose est sûr : vous ne retenterez pas l’expérience avec la même personne la prochaine fois.

« en covoiturage c’est comme en autostop, tu peux te faire agresser ! »
Le vieux débat de la sécurité… résumons simplement : le risque zéro n’existe pas et de nombreuses agressions ont lieu dans le train.
Mais le covoiturage ce n’est pas comme l’autostop, vous connaissez votre conducteur/passager avant le départ. Vous pouvez demander son nom, sa profession, pourquoi fait-il le trajet ? Autant d’informations pour sécuriser votre voyage.

« En cas d’accident en covoiturage : comment cela se passe au niveau des assurances ? »
C’est une amie qui m’a posé la question. En gros le conducteur est responsable, il doit avoir souscrit une assurance auto avec au minimum une responsabilité civile pour les tiers.
Le site covoiturage.fr donne une réponse détaillé : ici.

« Les covoitureurs sont toujours en retard »
Et allez une heure de perdue le 1er janvier à Paris, un des covoitureurs ne s’était pas réveillé ! Ok cela peut arriver. Maintenant mettez-vous dans la peau de celui qui est en retard, vous êtes bien content que l’on vous ait attendu. Ce n’est pas comme rater un avion ou un train et repayer un billet.
Et qui sait ? La fois d’après ce sera peut-être vous qui attendrez vous comprendrez alors que vous pouvez pardonner les fautes que vous avez commises. Le covoiturage c’est la flexibilité horaire dans les deux sens, il est possible de s’arranger au dernier moment. Un bel avantage !

Le covoiturage c’est moins cher, voilà un argument vrai et indéniable. Avec l’augmentation des billets de train, le covoiturage reste le moyen de transport le plus intéressant.
Certains sites prennent aujourd’hui une commission sur les trajets, du coup le prix du trajet a un peu monté. Si le covoiturage a encore besoin de reconnaissance et de maturation, il ne doit pas pour autant devenir une usine à gaz et à profits. De toute façon, une fois que l’on connaît ses trajets habituels, et que l’on a un bon réseau de covoitureurs, on s’arrange par téléphone sans passer par aucun site.

Reste deux problèmes : le covoiturage corporate se développe-t-il ? Les voyageurs d’affaires font-ils du covoiturage ? Voilà des questions auxquelles je répondrais plus tard.

Enfin un père de famille soulève une bonne question ici. Peut-on amener son fils en covoiturage ? Si on est conducteur, il n’y a pas de problèmes, (je l’ai déjà vu) mais comme passager c’est autre histoire.

Aurélien@LaVieCheap

Crédits photo (photopin) :
photo credit: <a href= »http://www.flickr.com/photos/taedc/5824690406/ »>tedeytan</a&gt; via <a href= »http://photopin.com »>photopin</a&gt; <a href= »http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/ »>cc</a&gt;

Orline-Paname : – 50 % réduction spéciale covoiturage

Quelles sont les avantages du covoiturage par rapport au train ou à la voiture individuelle ?
Un exemple, s’il  en fallait un, avec le trajet Orléans-Paris, Aller-Retour :

– Le prix : au départ des Aubrais et d’Orléans Centre, le ticket vers Paris coûte près de 20 € soit le prix d’un aller-retour en covoiturage.

– La convivialité : sur des trajets réguliers des rapports cordiaux s’installent progressivement entre les covoitureurs : échanges de tuyaux, arrangements sur les horaires et les trajets, des petits trésors à savourer avec subtilité ET diplomatie.

– Même pas de métro : Beaucoup de conducteurs qui passent par Orléans viennent de plus loin, ils se dirigent souvent vers le centre de Paris… idéal si vous partez en week-end, une dépose en centre ville c’est l’économie d’un ticket de métro !

Alors, à quoi sert-il de prendre sa voiture pour Paris, n’y-a-t-il pas assez de bouchons comme ça ?

Aurélien@LaVieCheap

Orléans 3.0 – Covoiturage 45, de la promo et après ?

En mai dernier le conseil général du Loiret lançait son site de covoiturage. Un peu partout en France le covoiturage se décline à l’échelle locale : mairies, départements et régions semblent avoir intégré ce mode de consommation collaborative. C’est vert, c’est écolo, ça libère un peu d’espace sur les autoroutes, cela permet aux sans-voitures et sans-permis d’aller au travail, on fait des économies… bref, les avantages sont nombreux.

Dans le Loiret, l’idée a passagèrement remué les médias, elle est presque passé inaperçue sur la blogosphère orléanaise, quant au conseil général il a fallu attendre le mois de juillet pour lire un article promotionnel dans sa publication « Reflets du Loiret ».

Auparavant on trouvait déjà sur la toile loiretaine le site covoiturage.orleans.fr crée par l’AgglO. Et il y a même un fil tweeter #covoit45. Le covoitureur du 45 a dans ses clics un véritable arsenal numérique pour se déplacer.

Et dans le réel ?

Un fil tweeter c’est bien ! Du contenu intelligent c’est mieux ! Le dernier gazouillis remonte au 6 août… le 18 juillet : mise en garde contre la chaleur… le 17 juillet un twittos demande du covoiturage pour aller à la fac en septembre ; sûrement un Y ou un trenta 2.0 qui passait par là. L’expérience covoit 45 peut virer au zapping numérique.

Néanmoins l’initiative semble marcher on peut facilement trouver des trajets pour Montargis, Gien, Paris ou… Marseille. En réalité covoiturage-loiret est un sous-site ou copie locale d’easycovoiturage.com. Une fois inscrit sur l’un des deux sites, impossible de s’inscrire sur l’autre avec le même courriel. Les vases communicants numériques explosent le cadre local. Le site a surtout été conçu pour les migrations pendulaires (les gens qui chaque jour prennent le volant pour aller au travail) : les « trajets réguliers » sont nombreux.

La meilleure initiative, à mes yeux, ce sont les quinze aires de covoiturage disséminées dans le département : du réel, de la visibilité et de l’espace pour le covoiturage.

Qu’en pensez-vous ?

Dans le net ça marche, mais dans la réalité ? Après la phase de promotion des derniers mois difficile de collecter des infos sur la réalité de covoiturage loiretains. La conversion numérique-réel marche-t-elle ? Avez-vous utilisé le site ? Êtes-vous covoitureur du Loiret ? Est-ce que ça marche ? Apportez votre témoignage dans les commentaires, cela fera l’objet d’un prochain article.

Comment promouvoir le covoiturage ? La com’ numérique ne semble pas efficace, on est souvent co-voitureur avant d’être twittos. Est-ce que des opérations de communication du site doivent être menées sur le terrain : dans les entreprises, dans les zones d’activités, dans les zones industrielles, les centres commerciaux ? Comment implanter le covoiturage partout où c’est possible ? Quelle cohérence avec les transports en commun ? J’attends vos questions, témoignages et débats dans les commentaires.

A lundi !
Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin :
– Le covoiturage entre (très) lentement dans les mentalités
– Road-movie pour les temps à venir

Le covoiturage entre (très) lentement dans les mentalités

Convivialité, rencontres, économies, facilité d’horaires… pour l’utilisateur lambda que je suis le covoiturage présente de nombreux avantages. Mais à chaque trajet une chose me frappe : dans le véhicule je suis bien souvent le vétéran du covoiturage. Sur covoiturage.fr mon profil affiche la mention « expert ». Cette bonne réputation  facilite mon utilisation du site, après un an et demi de trajets partagés au compteur, je n’ai plus à me soucier des commentaires, des contrevenants ou des lapins. Le covoiturage est devenu mon moyen de transport naturel.

Depuis quelques mois le réseau Blablacar (créateur, entre autres, de covoiturage.fr) fanfaronne avec la barre des deux millions de membres franchi… dans quatre pays : Royaume Uni, Espagne, France, Italie. Si un cap a été passé, il reste du pain sur la planche. A grand renfort de chiffres, d’infographie et de data, le réseau Blablacar veut démontrer les bénéfices écologiques et économiques du covoiturage.

Ici et des parkings de covoiturage ont été inauguré, les départements français ouvrent fièrement leur site de covoiturage, des associations essaient de mettre en place des réseaux locaux, des festivals proposent un onglet covoiturage dans leurs programmations. Covoiturage dans l’asso, covoiturage sur les forums, covoiturage étudiants, covoiturage à tous les étages… le partage de la voiture fait lentement son bout de chemin dans les mentalités.

Une identité numérique en soi

Malgré tout, de nombreux préjugés subsistent encore : manque de sécurité, profiteur, argent gagné au noir, sites de rencontres amoureuses maquillés… En plus il faut créer des profils, renseignez son mail, son numéro de téléphone, sa voiture et maintenant… son adresse. Des obligations qui peuvent en freiner plus d’un ! En termes de confidentialité d’abord : pourquoi mettre son adresse postale en ligne ? Aussi le covoiturage fait poindre une ligne de fracture numérique : pour les djeunes c’est juste un profil numérique de plus. Pour les autres c’est une autre histoire…

Le covoiturage et ses (petites) avancées prouvent que l’identité numérique et la consommation collaborative sont intrinsèquement liés : grand nombre de possibilités, multiplicité des utilisations ; si nous voulons être égaux devant la voiture, il faut d’abord travailler à l’égalité devant l’Internet.

Sans vouloir prêcher pour une chapelle (j’ai des profils dans plusieurs sites de covoiturage de toute façon), on peut soulever plusieurs questions :
Comment amener les conducteurs les plus réticents à partager leurs habitacles ?
A quand un système de covoiturage généralisé dans les Pôle Emplois et les agences d’intérim ? Avons-nous besoin d’un méta-site réunissant tous les opérateurs du covoiturage ?

Le covoiturage, tout comme la consommation collaborative, mérite plus que d’être un phénomène de mode, mais cela dépend surtout de nous !

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin : Road movie pour les temps à venir

Road movie pour les temps à venir

« Bienvenue à bord du train de l’ennui à destination d’Ailleurs »
C’est la voix train-train. Train-train quotidien, train-train du week-end, train-train pour les sous, train-train pour respirer. Le rythme gris du tac-tac des rails. Les sourires de circonstances. D’un wagon de TGV les regards s’enfuient sur un bout de campagne morte.

Sur ces tristes constats de ma condition d’homme sans voiture, je me lançai dans le covoiturage. Pour sûr j’allais faire des économies, mais l’idée de partager le réduit d’un habitacle avec de parfaits inconnus n’avaient rien de réjouissant. D’ailleurs l’un de mes premiers conducteurs m’était tout à fait insupportable : le quadra-cadre donneur de leçons. Un autre jour c’était des africains : – Ah au fait je ne prends jamais l’autoroute. Cliché d’une lenteur venue d’ailleurs et pourtant nous roulâmes huit heures sur les départementales d’une France oubliée. Rendez-vous porte d’Orléans : un étudiant, un CRS et un universitaire montent à bord. A Clignancourt c’est un commercial lillois qui prend une tripotée d’étudiants : – La voiture et l’essence sont payées par la boîte, le covoiturage finance mes accessoires de moto.

C’est toujours le même début : des histoires numériques converties en litres d’essence. On parle du site, des pirates, des profiteurs, de la vie en France. Parfois on ne dit rien. Parfois c’est la musique. Parfois c’est les voyages. Une fois, une vraie conversation de mec et l’espoir d’avoir un nouveau pote. La promiscuité automobile est un cocktail au résultat inattendu.

Covoiturer, faire de l’auto partage, mutualiser les frais, s’arranger de personne à personne, accepter les retards : le vocabulaire barbare d’une époque pas très lointaine. Un nouveau road-movie où une sociologie hybride fleurit sur le goudron. Les gens se rencontrent, se parlent, échangent. Des mammifères pacifiés à l’écart de la jungle urbaine.

Covoiturer pour le travail, pour les vacances, en week-end, trouver des potes de festival, trouver des collègues, trouver des contacts : le voyage n’est plus voyage. Des centaines d’utilisations pour une réalité à défendre : nous sommes tous égaux devant le covoiturage !

Des entreprises et des municipalités mettent en place des systèmes de covoiturage. Pourtant les cartes des trajets de covoiturage ressemblent aux grands axes : le covoiturage de masse est-il une solution ?  Les start-up du covoiturage seront-elles les multinationales de demain ? Aussi a-t-on besoin d’intermédiaire entre passagers et conducteurs ? Récemment un site de covoiturage a mis en place le paiement bancaire en ligne : une manière de sécuriser les trajets et d’éviter les lapins. Pour autant certains utilisateurs y voit une dénaturation de l’échange et de la convivialité qu’il entraîne souvent.

Une chose peut être cependant affirmée : le covoiturage peut changer des vies et nous donner une nouvelle approche de la consommation.

Bonne route !

Aurélien@LaVieCheap