Archives du mot-clé identité numérique

La quête du logement et ses mille chemins numériques

Chercher une coloc sur le net peut causer des vertiges

Chercher une coloc sur le net peut causer des vertiges

Une annonce d’appart sur le net : cinquante courriels reçus par les colocs ou le proprio… Trouver un logement via le numérique, c’est possible, mais c’est la galère !

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Jet1vite : l’ovni de la Consommation Collaborative

Couleur bleue et trois petits doigts levés. Au premier abord Jet1vite est un petit site de consommation collaborative qui a de quoi surprendre.

JeT1vite2

Construit par un bataillon de bénévoles en OpenSource, sans pub, sans échanges monétaires et sans revenus pour ses fondateurs, Jet1vite est un véritable ovni de la ConsoCollab.
Le principe du site est simple : je t’invite alors on m’invitera, le tout gratuit !
Oui, il faut bien comprendre, si vous invitez quelqu’un au resto ou au ciné, c’est vous qui payez et on vous invitera en retour.
Entretien avec les deux fondateurs Saïd Al et Julien Watt.

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On est obligé de s’aimer… et c’est bien le problème !

La confiance nécessaire entre membres sur les plateformes de ConsoCollab nous pousse à nous aimer les uns les autres, pas toujours pour le meilleur… Un exemple en fil rouge : l’hsitoire d’Hervé mon bon, mauvais moyen covoitureur.

Je t'aime, moi non plus

Je t’aime, moi non plus

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OpenSchoolWeekEnd : trois projets pour l’avenir !

Les 22, 23 et 24 mars dernier, j’ai participé à une école ouverte à Saint-Etienne.
J’avais expérimenté la transcendance du travail collaboratif.
Trois projets furent présentés, vous pouvez retrouver mes papiers sur le site pourparlers.eu

Cliquer sur les images pour découvrir les projets !

OPSWE 24mars (50)

A (548)

OPSWE23mars (117)

Identité numérique : ton prénom suffit

Nous étions une petite dizaine à la réunion des forumeurs :
sado-maso/philatélistes/jeux vidéos star wars/coutures et point de croix/….
Rayer la mention inutile ou inscrire le thème de votre choix

Nous échangions depuis quelques mois par sujets et autres murs interposés.
Nous avions découvert que beaucoup de membres vivaient dans la même ville.
Après quelques MPs (Messages privés), un sujet fut crée pour une réunion dans la vie réelle sans logins ni pseudo.

Arrivé au café, bises et poignées de main :
– Bonjour, tu t’appelles ?
– N… mon pseudo sur le forum c’est MagicArkange045
– Je m’appelle Aurélien mon pseudo sur le forum c’est Aurélien….  
– Ah c’est toi, comme j’ai vu ton prénom écrit je vais le retenir plus facilement !

C’est vrai qu’entre les kokusmachins, gardentrucs et autres kikoolol nos mémoire font des économies. Je préfère les prénoms aux pseudos.  J’utilise Internet pour sortir d’Internet, au lieu de rester bêtement assis devant un écran, je rencontre, j’échange et je discute sans interface digitale.

J’utilise mon prénom sur toutes mes identités numériques, ici je signe Aurélien at LaVieCheap, je suis ici et pas ailleurs ; j’inscris ma personne dans un cadre, un univers, particulier. C’est plus sympa, hors connexion le lien est rapide entre mon visage et mes mots.

La signature c’est l’identité, c’est soi, l’incarnation que l’on se donne.  
Le web 2.0 a poussé au maximum l’anonymisation des gens : on masque son facebook ou son twitter par peur du patron, par peur d’être vu, vouloir dire certaines choses mais se cacher quand même ou limiter son engagement. Un complexe du homard que l’on retrouve sur de nombreux blogs. Je n’échappe pas à la règle. On me dit souvent : « au fait j’ai tapé ton nom dans Google j’ai trouvé ton CV en ligne, pas mal… »
Alors dois-je révéler mon nom complet ici… J’y pense de plus en plus. Ce blogue aurait-t-il une mauvaise incidence sur ma vie professionnelle ?
Rien n’est sûr ! Alors je garde mon prénom et c’est bien suffisant, dans la vie réelle je reste moi-même sans me faire tracer sur le net.

Aurélien@LaVieCheap

Les nouveaux parias de la société

Cette semaine je ne savais pas quoi écrire… j’avais beau chercher un sujet sur le Net, je n’avais pas assez de temps ou d’infos. Mon sujet apparu sur mon lieu de travail sous la forme d’un homme en colère.

Appel du standard, il y a quelqu’un en bas. Descente d’escaliers. C’est la colère qui m’attend : elle se retient les bras en croix sur la poitrine, elle perce dans un regard de fer, c’est la quarantaine qui court derrière un monde de fou.
Adapter mon sourire. Rester calme. Ne pas lâcher le regard.
« – Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ?
– C’est machin qui m’envoie vers vous, j’ai un projet avec (ma boîte) et j’ai besoin du document truc, je ne l’ai pas reçu dans mon courrier.
– Vous ne l’avez pas reçu car le document truc n’est pas distribué dans votre ville. Néanmoins vous pouvez le télécharger sur Internet. »
Badaboum. Crac :

« – JE N’AI PAS INTERNET, AUJOURD’HUI SANS INTERNET ON EST LES PARIAS DE LA SOCIETE. ON NE PEUT PLUS RIEN FAIRE SANS LES OUTILS INFORMATIQUES. PLUS ON AVANCE AVEC INTERNET MOINS ON EST AU COURANT DES CHOSES. ON VA DE PLUS EN PLUS VERS UN MONDE HORS COMMUNICATION. SI J’AI PAS L’INFO COMMENT PUIS-JE REALISER MES PROJETS ? VOUS LES JEUNES VOUS BAIGNEZ DEDANS MAIS PAS NOUS. »

L’histoire se termine sans fracas dans le bureau de ma/mon chef. Il n’a pas de téléphone portable. Il n’a pas Internet. Il n’a pas la bonne adresse. Il ne peut pas avoir nos infos. On essaie de l’arranger. J’écoute et réponds au minimum en jouant strictement mon rôle. Autour de moi des éclats de verre : le mur numérique et ses possibilités viennent d’éclater. Retour à très loin. Au temps de l’écran en noir et blanc. Des boutons simples sur lesquels on appuyait. Retour au réel et à une nouvelle forme de pauvreté : les déconnectés, les nouveaux sans, les sans-internet ; les coupés du monde, les antis.
La connexion de force, une forme de dictature ? Retour dans le futur : comment faire ?

Aurélien@LaVieCheap

Et je découvris le coworking !

A l’occasion de la quinzaine TT12 à Saint-Etienne, dans cet article j’explique comment le Y chômeur que j’étais à découvert le coworking au Comptoir Numérique, le tiers-lieux stéphanois.

C’était la lose, au sens de la pure perte, la méga loose : 20 et quelques piges j’étais de retour chez mes parents en recherche urgente d’emploi et d’indépendance.

Mes allers-retours entre la maison et Paul Emploi ne donnaient rien de bon. Coincé dans ma chambre d’adolescent je creusais tout seul l’Internet à la recherche d’un emploi. Je me levais le matin pour trouver mon poste de travail au pied du lit : pas très motivant…

Il fallu donc me prendre en main et retrouver un peu d’envie : je suis devenu co-workeur à mi-temps. Tous les matins je quittais la maison pour aller au Comptoir Numérique, c’était comme aller au travail, une manière de reprendre les bonnes habitudes avant l’heure.
Je payais un loyer à la journée ou à l’après-midi (15 et 9 €, cet argent mis en commun par tous les coworkeurs d’un même espace permettent de payer le loyer du lieu, les charges et la connexion Internet.)

C’est vrai je payais, mais au moins, je travaillais pour de vrai avec des vrais gens dans un vrai cadre de travail ! Cela fait beaucoup de vrai en une phrase, mais cette approche du monde du travail m’a semblé plus ludique et plus proche de ma nature numérique de djeunze. Les échanges entre coworkeurs m’ont semblé plus décomplexés que dans le cadre des entreprises.

Autour d’une grande table ronde l’ambiance était studieuse. En face de moi, une chargée de com’ en télétravail, à mes côtés un entrepreneur en architecture de réseaux :
« – Tu n’aimes pas le site de Pôle Emploi ?
– Attends regarde ce que ça donne du côté employeur, pour recruter c’est la galère ! »

Bref échange sur l’état de l’économie européenne, petit cours sur le design et l’helvetica par un graphiste, tuyaux et conseils autour d’un café…
Le coworking m’avait remotivé dans ma recherche d’emploi et cela à fini par payer !
Les possibilités et les implications du coworking sont bien plus larges, cette vidéo vous l’expliquera bien :

Le coworking est donc une alternative à développer ! Cette expérience m’a donné le goût et l’envie d’être indépendant. Alors demain tous télétravailleurs ! Pourquoi pas ?
Qu’en pensez-vous ?
Aussi du coworking découle le JobCamp : des animateurs numériques guident les chercheurs d’emploi dans la construction de leur identité numérique pro.

Au plus urgent cette initiative est une bonne option pour les jeunes : venir au coworking plutôt que traîner dans la rue ou rester chez les parents. Rechercher un emploi et voire même en créer de nouveaux. Se pose alors la question de la mise en place des moyens : recycler des ordinateurs et des bureaux pour des espaces de coworking cheap et écolo ?
Les politiques ligériens seront sûrement interpellés sur la question lors de cette quinzaine TT12 qui commence lundi 17 septembre 2012 à Saint-Etienne.

Aurélien@LaVieCheap
Pour aller plus loin : – Un nouvel espoir dans l’horizon numérique
L’identité numérique pro, anti-sèche, anti-chômage

Un nouvel espoir dans l’horizon numérique

À l’occasion de la quinzaine de la consommation collaborative qui se tiendra du 17 au 28 septembre prochain à Saint-Etienne, cet article tentera de retranscrire l’ambiance du Comptoir Numérique, le tiers-lieux organisateur de l’évènement.

Le charbon et les flingues : Saint-Etienne c’est tellement XIXème siècle !
On oublie souvent que la ville, mondialement connue pour le foot, a un passé industriel important. Le processus de reconversion est à l’œuvre.

Pour ceux qui ne connaissent pas Saint-Etienne, c’est une ville où l’on ne voit pas l’horizon. Un simple tour sur moi-même en centre ville : je n’y vois qu’une bande de ciel barrée par les Monts du Forez et les crassiers.
Comme dans toutes les villes il faut chercher pour trouver. Au cours de mes pérégrinations, j’ai fini par trouver le Comptoir Numérique. Je suis lentement entré – comment dire ? – dans le 22ème siècle ?

J’ai eu besoin de temps pour me familiariser avec les autochtones, leur langage et leurs coutumes ne ressemblaient en rien à mes habitudes de jeune homme coincé en l’an Facebook. C’était comme si un cadre de la Défense était descendu dans le Larzac faire des enfants à une mama hippie écolo.

JobCamp, SeniorCamp, ConfCall, espace de Coworking, Formation WordPress… le lieu à lui seul mérite un dictionnaire. Là-bas on m’a enseigné les bases de l’identité numérique, la recherche d’emploi deux point zéro, et la création de blogue WordPress.

Si La Vie Cheap existe c’est un peu grâce à ce (tiers)-lieux : un incubateur d’idées et d’innovations au carrefour du numérique et de l’écologie.

Difficile de lister les activités, mais cet échange téléphonique entendu à la volée, résume bien la situation :
« – Oui allô, vous cherchez Monsieur Y, vous savez ce qu’il fait ?
– …
– C’est un peu compliqué, ici vous êtes dans un tiers-lieux, il y a un espace de coworking, un hébergement associatif et un espace public numérique. »

Une seule adresse pour plusieurs réseaux.
Les tiers lieux, comme le Comptoir Numérique, apparaissent un peu partout dans l’hexagone et ailleurs. On y fédère les ressources : journalistes, co-workers et associations discutent et interpellent les pouvoirs publics, des troisièmes lieux pour un troisième monde. Le monde de demain où, j’espère, la consommation collaborative et l’identité numérique auront une place prépondérante.

Néanmoins il est périlleux de d’arrêter une définition précise des tiers-lieux, et je vous invite à donner la votre dans les commentaires. Nulle doutes que cette définition sera ardemment discutée durant la quinzaine TT12 de Saint-Etienne !

Aurélien@LaVieCheap

Le covoiturage entre (très) lentement dans les mentalités

Convivialité, rencontres, économies, facilité d’horaires… pour l’utilisateur lambda que je suis le covoiturage présente de nombreux avantages. Mais à chaque trajet une chose me frappe : dans le véhicule je suis bien souvent le vétéran du covoiturage. Sur covoiturage.fr mon profil affiche la mention « expert ». Cette bonne réputation  facilite mon utilisation du site, après un an et demi de trajets partagés au compteur, je n’ai plus à me soucier des commentaires, des contrevenants ou des lapins. Le covoiturage est devenu mon moyen de transport naturel.

Depuis quelques mois le réseau Blablacar (créateur, entre autres, de covoiturage.fr) fanfaronne avec la barre des deux millions de membres franchi… dans quatre pays : Royaume Uni, Espagne, France, Italie. Si un cap a été passé, il reste du pain sur la planche. A grand renfort de chiffres, d’infographie et de data, le réseau Blablacar veut démontrer les bénéfices écologiques et économiques du covoiturage.

Ici et des parkings de covoiturage ont été inauguré, les départements français ouvrent fièrement leur site de covoiturage, des associations essaient de mettre en place des réseaux locaux, des festivals proposent un onglet covoiturage dans leurs programmations. Covoiturage dans l’asso, covoiturage sur les forums, covoiturage étudiants, covoiturage à tous les étages… le partage de la voiture fait lentement son bout de chemin dans les mentalités.

Une identité numérique en soi

Malgré tout, de nombreux préjugés subsistent encore : manque de sécurité, profiteur, argent gagné au noir, sites de rencontres amoureuses maquillés… En plus il faut créer des profils, renseignez son mail, son numéro de téléphone, sa voiture et maintenant… son adresse. Des obligations qui peuvent en freiner plus d’un ! En termes de confidentialité d’abord : pourquoi mettre son adresse postale en ligne ? Aussi le covoiturage fait poindre une ligne de fracture numérique : pour les djeunes c’est juste un profil numérique de plus. Pour les autres c’est une autre histoire…

Le covoiturage et ses (petites) avancées prouvent que l’identité numérique et la consommation collaborative sont intrinsèquement liés : grand nombre de possibilités, multiplicité des utilisations ; si nous voulons être égaux devant la voiture, il faut d’abord travailler à l’égalité devant l’Internet.

Sans vouloir prêcher pour une chapelle (j’ai des profils dans plusieurs sites de covoiturage de toute façon), on peut soulever plusieurs questions :
Comment amener les conducteurs les plus réticents à partager leurs habitacles ?
A quand un système de covoiturage généralisé dans les Pôle Emplois et les agences d’intérim ? Avons-nous besoin d’un méta-site réunissant tous les opérateurs du covoiturage ?

Le covoiturage, tout comme la consommation collaborative, mérite plus que d’être un phénomène de mode, mais cela dépend surtout de nous !

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin : Road movie pour les temps à venir

Stimulez votre créativité, tenez un journal !

J’étais un camé de l’info, un dur, un malade, un dingue ! Le matin j’allumais ma dose de radio, le soir mon fix de quotidiens nationaux, et le shoot de news mag c’était deux fois par semaine. Je lisais tout, les pubs dans la rue, les peoples et les féminins qui trainaient dans la salle d’attente de mon médecin, les vitamines de mes céréales ; tout ce qui passait devant mes yeux je le lisais.

Quand Internet est arrivé ma maladie est entrée en phase terminale. J’étais connecté 24 heures sur 24, je chevauchais le dragon blanc, je savais, je comprenais, j’apprenais, tout et tout le temps. Plus de limites et plus de temps de cerveau disponible, je faisais tout et je n’arrivais à rien. J’avais laissé ma créativité et mon temps libre sur le carreau de l’informationnel.

Etais-je mieux informé sur un sujet donné après la lecture d’une quinzaine d’articles ? Non. Qu’avais-je appris au bout de deux heures de surf ? Pas grand-chose, j’étais dans l’errance et mes projets personnels n’arrivaient jamais à leurs conclusions. L’écran hypnotique nourrissait mon cerveau d’un flot d’informations permanent. Un jour ce fut l’overdose…

Et le journal me sauva la vie !

Après le désastre, je n’étais pas plus avancé, j’avais besoin d’Internet ; et malgré tout j’aimais cet outil. Un jour, je suis allé dans un espace public numérique, j’ai découvert l’identité numérique et le jardinage 2.0. J’ai compris que comme dans la vie, il faut savoir faire le ménage dans son Internet. J’ai trouvé une belle ressource : j’ai tenu un journal, j’ai sorti la tête de l’eau et j’ai commencé à construire quelque chose pour de vrai. C’est en tenant le journal de mon identité numérique que j’ai crée la Vie Cheap. Tous les jours je prenais dix minutes, dans un cahier je notais mes pensées, mes activités, mes réussites, mes échecs, de temps en temps je me relisais et je voyais mes avancées.

A chaque objectif vous pouvez tenir un journal ! Vous voulez arrêter de fumer : tenez le journal des addictions ! Un projet de création d’entreprise/de blogs/artistiques ? Mettez à jour votre journal. Il serait tant de regarder sous vos yeux, de comprendre ce dont vous êtes capable avant de demander à Google. Tenir un journal est un bon moyen de revenir vers soi, de repartir de soi et pourquoi pas apporter une contribution intelligente au grand maelstrom numérique…

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui je sais que mes balades numériques comportent des risques, du fou rire à la déprime il n’y a qu’un pas. Entre la vie de bébé, les caprices de la journaliste parisienne, ceux qui dénoncent les JO Satanico-Illuminati-francs maçons, les armées de fans qui réécrivent la pop culture, l’éternel retour du Batman, le coming-out de Robin, les lol cats, l’actualité du Football Club de Servette et le groupe de rock de Saint Trin Trin… C’est la foire à l’empoigne, le carrefour des collisions, un univers en continuel expansion. Dur dur d’écouter et difficile de se faire entendre dans la cacophonie numérique…

Et ce soir je suis un peu perdu… je ne comprends pas toujours… en écrivant ces lignes, une foutue migraine me mine le cerveau. Je ne suis jamais à l’abri d’une rechute, mais je tiens bon : Internet ça s’apprend !

Aurélien@LaVieCheap