Le covoiturage entre (très) lentement dans les mentalités

Convivialité, rencontres, économies, facilité d’horaires… pour l’utilisateur lambda que je suis le covoiturage présente de nombreux avantages. Mais à chaque trajet une chose me frappe : dans le véhicule je suis bien souvent le vétéran du covoiturage. Sur covoiturage.fr mon profil affiche la mention « expert ». Cette bonne réputation  facilite mon utilisation du site, après un an et demi de trajets partagés au compteur, je n’ai plus à me soucier des commentaires, des contrevenants ou des lapins. Le covoiturage est devenu mon moyen de transport naturel.

Depuis quelques mois le réseau Blablacar (créateur, entre autres, de covoiturage.fr) fanfaronne avec la barre des deux millions de membres franchi… dans quatre pays : Royaume Uni, Espagne, France, Italie. Si un cap a été passé, il reste du pain sur la planche. A grand renfort de chiffres, d’infographie et de data, le réseau Blablacar veut démontrer les bénéfices écologiques et économiques du covoiturage.

Ici et des parkings de covoiturage ont été inauguré, les départements français ouvrent fièrement leur site de covoiturage, des associations essaient de mettre en place des réseaux locaux, des festivals proposent un onglet covoiturage dans leurs programmations. Covoiturage dans l’asso, covoiturage sur les forums, covoiturage étudiants, covoiturage à tous les étages… le partage de la voiture fait lentement son bout de chemin dans les mentalités.

Une identité numérique en soi

Malgré tout, de nombreux préjugés subsistent encore : manque de sécurité, profiteur, argent gagné au noir, sites de rencontres amoureuses maquillés… En plus il faut créer des profils, renseignez son mail, son numéro de téléphone, sa voiture et maintenant… son adresse. Des obligations qui peuvent en freiner plus d’un ! En termes de confidentialité d’abord : pourquoi mettre son adresse postale en ligne ? Aussi le covoiturage fait poindre une ligne de fracture numérique : pour les djeunes c’est juste un profil numérique de plus. Pour les autres c’est une autre histoire…

Le covoiturage et ses (petites) avancées prouvent que l’identité numérique et la consommation collaborative sont intrinsèquement liés : grand nombre de possibilités, multiplicité des utilisations ; si nous voulons être égaux devant la voiture, il faut d’abord travailler à l’égalité devant l’Internet.

Sans vouloir prêcher pour une chapelle (j’ai des profils dans plusieurs sites de covoiturage de toute façon), on peut soulever plusieurs questions :
Comment amener les conducteurs les plus réticents à partager leurs habitacles ?
A quand un système de covoiturage généralisé dans les Pôle Emplois et les agences d’intérim ? Avons-nous besoin d’un méta-site réunissant tous les opérateurs du covoiturage ?

Le covoiturage, tout comme la consommation collaborative, mérite plus que d’être un phénomène de mode, mais cela dépend surtout de nous !

Aurélien@LaVieCheap

Pour aller plus loin : Road movie pour les temps à venir

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