Dans le cocon des nuits solitaires

Il est minuit.

Minuit sur le téléphone, l’ordinateur et la télévision. Les machines qui nous entourent pullulent encore. Les yeux rivés sur le flux on ne veut pas manquer le prochain post, le prochain du prochain, le prochainement si près que l’on répond déjà. Voilà quelques heures dans l’ère de l’homo sapiens sapiens numericus diverticus. Tout est allé très vite, vous vous souvenez ? Téléphone portable, Internet, haut débit, leblogdemoi, moi.com, gogo gadget séduction, abracadabra recherche d’emploi, gratuité à tous les étages ; art, culture, connaissances, informations, divertissement à profusion et sans limites. On a changé de monnaie. On a brouillé nos frontières. On a changé d’époque et nous avons continué comme avant. C’est allé très vite. En une petite décennie, un nombre délirants de moyens de communications ont été mis entre nos mains.

Pour autant les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont-elles changé la réalité de notre quotidien, les conditions matérielles de nos existences ? Oui. Non. Pas pour tout le monde, pas de la même façon. En tout cas elles n’ont pas arrêté les crises, toutes les crises, toutes nos crises : économiques, politiques, existentielles, amoureuses… Qu’est-ce qu’on ne ferait plus pour un flirt avec la crise ? Et toujours à lire, à voir, à regarder. On n’arrête plus l’info. Comme la lueur rouge de nos téléviseurs nous sommes en veille, « en simple veille », jamais en sommeil, jamais réveillé, toujours dans l’après. On réussit à tromper l’ennui sans jamais le vaincre, c’est plus qu’un problème : ce sont de nouvelles maladies. On manage son couple depuis le bureau, on prépare la prochaine réunion sur un coin de table de nuit. Certains cherchent désespérément du travail quand d’autres ont bien besoin de vacances.

Il est minuit à Paris. Au Québec les étudiants préparent un nouveau lendemain de grève.
Minuit à Montréal. Quelque part en France on imprime un journal pour… sa dernière édition. Faites l’expérience, rivés à un écran on peut voir le monde bouger en vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un progrès ?

Il est minuit et la vie a changé. Nous ne vivrons pas les rêves de nos pères ; ne nous en déplaisent, il vaut mieux l’accepter tout de suite. Il est minuit, un peu partout sur la planète on prend des initiatives : co-working, le co-voiturage, beaucoup de trucIng, coTruc et d’écoTruc, InnoMot et MachinCamp… derrière ce vocabulaire pour le moins barbare se cache tout un monde de changement.
Ces nouveaux modes de vies s’apprivoisent, c’est l’objet de ce blogue.
Les écrits d’un utilisateur qui n’a rien à vendre, rien à déclarer, tout à raconter.
C’est toi, c’est mille et une choses à faire dès aujourd’hui pour une vie moins chère, moins stressante,  plus simple et plus active.
La vie nouvelle, la vie ouverte, la vie légère, la Vie Cheap, la vie, la vraie.

Bonsoir. Bonjour. Bienvenu, je suis Aurélien, votre hôte pour les prochains mois.

6 réflexions au sujet de « Dans le cocon des nuits solitaires »

  1. loireentransition

    « Le Génie = 98% de transpiration et 2% d’inpiration »…. Dans ma vie d’avant c’était l’une de mes maximes favorites…. Après avoir lu ton texte, je ne sais pas combien il y a de transpiration…. Mais je suis sur qu’il y a du Génie…

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s